18 décembre 2011

J'ai tout fini les croco pik

J'ai un essai de civi à écrire. A la place je finis mes paquets de bonbons, je poste des gifs sur Tumblr. Je préfère même corriger les dossiers des étudiants de L1 plutôt que d'écrire 10 pages sur la campagne de désarmement nucléaire en Grande Bretagne (mon dieu 10 pages, 5000 mots, l'angoisse). J'ai pas de plan, pas de problématique, seulement deux livres exploitables sur le sujet, le reste n'est que la propagande de la secrétaire générale actuelle du mouvement ou du racontage d'anecdotes (comment nourrir ces militants pendants les sittings devant Downing St en 1959, or something).

Hier soir j'ai envoyé un mail à Blond, après avoir attendu 14 minutes qu'il réagisse en direct live à mon "coucou ça va ?" sur le chat facebook. Ça n'allait peut-être pas puissance 5000 en ce J-7 avant ce premier noël sans sa copine depuis six ans (j'arrive pas à intégrer ces six années de vie de couple). J'ai écrit trois lignes "hey je voulais savoir comment ça allait depuis la dernière fois où tu étais prêt à t'ouvrir les veines sur ton ordi, j'espère que tu ne vas te jeter dans le port de Quimper pour la nuit de Noël, j'habite trop loin pour te repêcher et te sauver la vie comme dans une mauvaise comédie romantique allemande sur M6 un samedi après-midi, si tu passes dans le coin, appelle moi, bisous". (après réflexion, j'aurais peut-être pu lui écrire tout ça, au moins ça l'aurait fait rire).
Maintenant j'attends, comme d'hab.

Je ne sais pas ce que je veux pour Noël. Ou plutôt j'ai eu une idée il y a quatre jours, à savoir l'intégrale dvd d'Arrested Development, et bien sûr la chose est introuvable. Pour l'instant mon seul cadeau, c'est une réservation du Rainbow Connection d'OPI, qui n'arrive pas non plus. Rien ne va.

J'ai envie de m'écrouler devant la télé pour regarder des niaiseries de Noël, des filles qui sauvent des mecs dépressifs, des Santa Manic Pixie Dream Girls. Appelle moi Kiki Dunst / Natalie Portman / Zooey Deschanel.

Je vais envoyer les Shins à Blond. 

(nan, j'déconne ;)

16 décembre 2011

Les beaux sont-ils de bons acteurs ?

Depuis quelques jours, ma semaine est à nouveau réglée par la diffusion de séries: 2 Broke Girls, Once Upon A Time.
OUAT est le fruit d'un auteur de Lost, avec des acteurs du cru, Charles Widmore en roi, Claire en je ne sais quelle princesse à venir. Pour plus de détails techniques, cf la note de Virgo.
Comme beaucoup de séries, je me suis plus attardée sur le casting que sur le pitch. Pour être honnête, la première fois que j'ai entendu parler de OUAT, je suis restée sceptique, le warning niaiserie guimauve s'est agité, j'ai passé mon chemin.

Fatal error.

Parce que mon premier imaginary boyfriend était de la partie, coucou Jamie Dornan, ça faisait longtemps dis moi.

shérif option top model
crédibilité 2%


Totalement early adopter sur ce coup, découvert circa 2003 au bras de Keira Knightley, puis flashé dans Marie-Antoinette, je suis allée au festival du film britannique de Dinard juste pour voir son unique film indé jamais diffusé en France. Hell yeah !
Il était beau, mystérieux, beau, pas bavard, beau, déjà barbu, beau. Grand max 12 répliques en 2h, pas de quoi décrocher un Bafta, mais j'y croyais dur comme fer.
Puis plus rien, un vague groupe de musique comme il s'en crée 12 par heure en Angleterre, des campagnes Calvin Klein, rupture avec Keira, filmo au point mort.

Entre temps j'avais jeté mon dévolu sur un autre Anglais, mais maintenant on sait ce qu'il en est.

Et miracle de Noël, quand certains voient leur carrière plonger, Jamie renaît de ses cendres dans Once Upon A Time, fuck yeah les contes de fées là d'un coup.
J'allais enfin pouvoir juger de son potentiel d'acteur car finalement, c'était pas avec Marie-Antoinette qu'on avait pu déceler le prochain Jude Law or something. Jamie allait enfin avoir plus de 12 répliques, beware Ryan Gosling.

Mais assez rapidement, je me suis heurtée à un problème : le problème du mec beau.
Le mec beau, très beau, je n'arrive pas à l'écouter plus de cinq minutes. Au delà, je commence à évaluer la symétrie de son visage, à me dire qu'il a forcément une vie bien plus facile que la moyenne, que la vie est injuste, et qu'un mec beau finira forcément avec une fille belle, comme deux êtres au delà du réel, comme un Brangelina irl. Ensuite j'essaie de lui trouver des défauts, j'en trouve pas et j'ai l'impression de regarder une page de magazine naturellement photoshopée (kassdédi Ryan).

Ca m'a fait ça avec Beau, une fois que la phase d'admiration béate fut passée. Beau était beau, mais une beauté lisse et trop facile.

Jamie est très beau et dès qu'il apparait dans une scène, je suis obligée de faire pause pour m'en remettre. Puis je repars, je n'écoute pas vraiment ce qu'il dit et je me dit qu'il est beaucoup trop bien habillée pour être honnête. Un shérif ne s'habille pas comme ça, d'ailleurs personne ne s'habille comme ça, mais de toute façon c'est une série télé, mais quand même.

Le dernier épisode, son épisode, c'était le crash test. 40 minutes de premier rôle, c'était le moment de prouver au monde qu'il n'était pas qu'une belle gueule. Toujours bien sapé, oh shirtless moment, oh total look cuir dans la forêt.

chasseur option top model
crédibilité 2%


Mais ça ne marchait toujours pas. Il était beau, bien habillé, bien barbu. Mais il avait parfois ce regard de poisson qui trahissait un acteur finalement moyen, bien plus crédible dans un caleçon Calvin Klein que dans le rôle d'un homme des bois qui fracasse des mecs dans une taverne obscure. Such a cutie pie.
Je n'arrivais pas à aller au delà de son physique, je n'arrivais pas à trouver le truc qui allait me surprendre.

Le problème du mec très beau, c'est qu'il est très beau. On met la barre très haut d'un coup, on s'attend à décrocher le jackpot, on veut du rêve, mais on en veut tellement qu'on n'est plus surprise. On est déçue par sa relative normalité finalement. On croit qu'il accumule toutes les qualités possibles, mais en fait non. Il est juste très beau et ce physique supérieur a la fâcheuse tendance à occulter tout le reste. 

J'ai été déçue par cet épisode, par sa prestation, par son regard de poisson, par le sort que lui ont réservé les scénaristes. 

Mais heureusement, c'est là qu'intervient le Prince Charmant (qui s'appelle James, et ça, peu de gens le savent).

en plus il met des chemises à carreaux
(et il est blond)

Charming, qui est le Charming de Blanche-Neige, on le voit moins venir. Bien sûr on le voit venir parce que c'est le Prince Charmant, le supposé the one. Quand on le met à côté de Jamie Dornan, il souffre un peu.
Mais lorsqu'il débarque, qu'il décroche un sourire ou qu'il dégomme les méchants like a boss, boum ! Il porte subitement bien son nom.
Il n'est pas sapé comme un mannequin échappé d'une campagne Hugo Boss, il n'est pas physiquement prétentieux, il gagne au charme et j'arrive à intégrer son discours du début à la fin sans black out cérébral. Et plus ça va, plus je suis awwww devant lui.

Je n'ai jamais fait de awww devant Jamie Dornan (plutôt des humpf fuck me naow). Oui, tout est dans l’onomatopée qu'on utilise face au mec très beau ou moins beau mais adorable.

Être très beau, c'est trop facile. On n'a rien pour se raccrocher parce que la perfection, c'est quand même un peu chiant (même si fuck me naow ;)


(toute similitude plus ou moins vague avec des mecs dont j'aurais pu parler n'est que le fruit du hasard, parce que la télé, c'est pas la vraie vie :)
(j'ai pas de nouvelle de Blond sinon) (non non, j'y pense pas tous les jours) (presque pas)

11 décembre 2011

Comme un dimanche matin

Il y a des dimanches matins qui redonnent foi en l'humanité. Heureusement. Parce que démarrer les internets avec une mauvaise photo Instagram ou un statut facebook de 12 lignes qui s'avère être une citation niveau 5e B d'un acteur pour midinettes prépubères, mais so deeply meaningful tuvoi, #facepalm

Commencer la journée sur un facepalm n'est jamais bon.

Et soudain, sans prévenir, tu cliques sur un lien twitter qui t'amène sur une playlist, qui t'amène sur un blog, et quand tu croyais que la blogo était morte et que ton netvibes commençait à prendre la poussière, boum, un nouveau blog qui a ouvert en 2011, parce qu'il n'est jamais trop tard pour relancer le courant des blogs de qualitay.


Pauline aime les Destiny's Child, George Michael, le Vogue Italia, elle a un chat et un tshirt Bernard Minet Forever, elle a fait un spectacle de danse sur Together Again de Janet Jackson (ce qui m'a fait réaliser que mon album de Janet Jackson était à St Malo et que je n'étais pas à St Malo, oh drama). Il y a Britney dans la bannière, des gifs qui clignotent, des lolcats et des Tumblr un peu partout.
Cadeaux bonus avec des photos qui tuent un peu sa maman, et pas seulement parce qu'il y a une photo du pub Sherlock Holmes à Londres, qui était à 5 mètres de l'hôtel où j'étais cet été, vazy je passais devant TOUS LES JOURS QUOI (ok, pendant 3 jours et demi, mais quand même, j'étais presque une regular).

Bisous Pauline, c'est moi qui ai parcouru tes archives aujourd'hui.

Maintenant je vais aller faire le sapin, qui est revenu de St Malo, lui.



(et btw, si tu ne connais pas les playlists du dimanche de Hans Killed Wildcat, voilà, maintenant plus d'excuses : Comme un dimanche matin)

8 décembre 2011

J'ai fini les cours

Genre pour toujours.
Ou presque.
Au moins jusqu'à septembre 2012.

Bizarrement, j'ai pas du tout anticipé. C'était un cours de version, j'ai eu 7/20 à ma traduction d'Hemingway, notation Agreg, mais fait avec le dico, donc bon, pas de quoi déboucher le champagne non plus.

J'ai eu une maladie inconnue pendant trois jours, je ne mangeais plus et je passais mon temps à dormir, je suis guérie, mais tellement contente d'avoir retrouvé l'appétit, j'ai avalé deux tartines de nutella, des fraises tagada et un demi litre de coca light. Du coup, j'ai mal au ventre. Je sais tellement me contrôler comme une vraie adulte.

Je ne réalise pas que je ne vais plus avoir cours. Je crois que j'aimais bien ça en fait. Pas tellement les cours en eux-mêmes (coucou les suicides collectifs en linguistique et le cours de phonétique à 8h en L2), mais la vie sociale qui en découle, l'ambiance, les amis, les gens, la solidarité de galériens de la fac. Heureusement, il me restera quelques cours de L1. Thank God, j'ai l'espoir de retrouver Arthur, le piège à filles de la promo, such a cutie pie.

Désormais je vais passer ma vie à la bibliothèque d'anglais, qui est déjà ma deuxième maison, subir les bavardages des filles du master enseignement, me tenir au courant des derniers potins (même si en général, je suis la source primaire), essayer de ne pas sombrer et continuer de vénérer mon directeur de recherche, cet homme incroyable qui refuse que je perde mon temps à travailler inutilement (une bibliographie commentée ? oh mais pour quoi faire ?)

J'ai rétabli le contact avec le Roumain après plusieurs semaines sans trop se voir. Je ne veux pas le perdre comme ami, c'est sûr et certain. On sort ce soir avec les autres de la classe (même si tout le monde se décommande au fur et à mesure) (#lesgens), j'espère que l'awkward aura eu la bonne idée de ne pas venir.

Je n'ai pas de nouvelles de Blond, je n'ose pas demander, retourner le couteau dans la plaie ou se prendre une réconciliation en pleine figure. 
Je devrais relancer Beau pour changer.

(j'ai mal au ventre)

2 décembre 2011

Tout le monde fait des playlists de Noël. Pas moi.

J'ai enfin uploadé ma playlist de chansons déprimantes. Kassdédi à toi Blond !



Meanwhile mon directeur de recherche est un homme génial. Vraiment. Le genre de mec qui part dans un speech sans fin, je bois ses paroles. Pitchfork ? la musique indé ? tu pourrais enterrer Rock & Folk et les Inrocks à toi tout seul ? quoi quoi ?
Tellement de coeurs avec les mains, je souriais niaisement comme une groupie de base.

Je suis sûre qu'il a un pass vip pour les Trans, in the name of the recherche scientifique.