23 mars 2013

I'm done

CE GIF !



Quatre jours plus tard, 7h+6h+6h+6h qui furent d'avantage 7h+ 5h+ 3h40 (la linguistique, cette vieille pute borgne) + 4h30. Une dissert un peu meh, un commentaire très nul, de la linguistique assez bâclée pour être à l'heure à la séance de 14h et voir the Place Beyond the Pines et deux textes de trad pas dégueu, un thème assez facile et une version où j'ai fait des fautes d'orthographe.

J'ai voulu faire la maligne sur les deux premières phrases de version assez obscures et pleines de vocabulaire inconnu. L'histoire d'un mec qui arrive à Belfast en bateau, il pleut et il chouine parce qu'il est tout émotionné d'arriver à Belfast (dude ! get your shit together !). Après il fait un scrapbook avec des tickets de bus, ce mec avait vraiment l'air chiant à mourir, il devait sûrement faire une dépression dans le reste du roman. Et voyant que le bateau arrivait dans le port d'Amsterdam et qu'il y avait une histoire de dockers et de cordes, j'ai brillamment déduit qu'il y avait des bittes d'amarrage dans l'histoire. Mais j'ai écrit bite d'amarrage parce que c'était quand même beaucoup plus drôle et que je ne savais pas qu'il y avait deux t quand c'était pas a dick in a box. And voilà. 

Et donc au milieu de tout ça je suis allée voir le dernier film de Ryan Gosling. C'était pas mal, disons pas mal ++.

dans la vraie vie ce bébé s'appelle Anthony Pizza. Il n'aura pas une vie facile tous les jours.


Le film est assez long, il dure 2h20 et je ne le savais pas avant de le voir. J'ai cru décéder dans la dernière demi heure, assez inutile et pleine de poncifs sur la famille et de twists qu'on voit arriver de tellement loin qu'on se dit nooooon, et en fait si.
Ryan Gosling est pipou, bébé Pizza est pipou, Eva Mendes n'a pas de soutif au début et ses tétons pourraient être nommés dans la catégorie meilleur second rôle, Bradley Copper est bien, Ray Liotta est très bien. C'est un film à voir mais que je n'aurais sûrement pas vu sans l'argument Gosling, c'est pas non plus le film le film de l'année. Mais ça fera de bons gifs sur Tumblr, j'attends qu'il sorte dans le reste du monde (car la France est une super VIP sur ce coup, avant tout le monde bitches !).


Voilà, maintenant je vais pouvoir dormir sans avoir peur d'oublier de me réveiller, je vais pouvoir ne rien faire pendant deux jours sans culpabiliser, je vais pouvoir lire des romans par plaisir, je vais pouvoir dire adieu à la littérature, à la linguistique et à la phonétiques. Goodbye guys, we are never ever getting back together, like ever !


15 mars 2013

La connasse cosmique

Vendredi prochain, à 16h, ou avant, j'en aurais terminé avec les écrits d'Agreg et je pourrai dormir pendant deux jours non stop. Et partir en week-end loin. Et travailler les oraux de Capes parce que j'ai hâte de m'y mettre et de réviser des trucs que je comprends.

La fille ultra navrante de ma classe a également réalisé que nous serions bientôt délivrés et elle s'est tout naturellement proposée pour faire une soirée chez elle vendredi prochain.

Ma première réaction fut : "aaargh, plutôt écrire trois dissertations de littérature que d'aller chez elle".

Ma deuxième réaction fut : "n'exagérons rien, c'est peut-être l'occasion d'observer cette fille navrante dans son milieu naturel, telle une ethnologue de la connerie humaine, et de mieux comprendre pourquoi elle trouve que Mickaël Youn est drôle".

Mais après deux minutes de réflexion, j'ai réalisé que je n'aurais personne avec qui débriefer durant cette soirée et que ça me mènerait directement à la case suicide. Je serais obligée de subir les blagues du Roumain qui ne me font plus rire du tout, qu'il essaierait peut-être de me faire boire parce que sur un malentendu ça peut marcher, et qu'en plus il y aurait d'autres amis de cette fille ultra navrante. Je sais depuis que je l'ai ajoutée sur facebook, que ses amis sont tous les gens que je détestais du master enseignement, therefore plutôt mourir que d'y aller.

Tout aurait pu s'arrêter là et j'aurais repris une activité normale si cette connasse n'avait pas ajouté cette phrase en post scriptum de son mail :

"je vous serai très reconnaissante de ne pas gaffer devant [la vieille], je n'ai pas oublié de l'ajouter à la liste de destinataires si vous voyez ce que je veux dire".

PARDON ?

J'admets totalement être une vieille langue de pute super master radio potin. J'admets totalement être une snob judgemental et casser du sucre sur le dos de Miss Grosnichons et j'ai moi-même essayé de l'évincer discrètement de certaines soirées (comme elle n'était jamais libre, no problemo). Mais je l'invitais par principe parce que ça ne sert à rien de se brouiller pour des détails. Mais là, les bras m'en tombent. Zéro diplomatie, zéro subtilité, madame a décidé que tout ne le monde ne méritait pas de venir dans son auguste demeure, no mercy, on blackliste.

J'ai l'impression d'être en 5e, nan c'est pas ma copine, on l'invite pas, on lui dit rien, hihihi.

Si je m'écoutais, je ferais une "gaffe", histoire de mettre une jolie ambiance de guerre froide pour finir l'année. Mais bon, je suis pas comme ça. Heureusement pour elle que je ne parle à personne dans cette classe de merde.


11 mars 2013

J-7

Il a plu toute la journée, sans interruption.

J'ai repris les pauses goûter clopes quasi quotidiennes sur le balcon, ce qui ne m'était pas arrivé depuis 2011 et mes grandes méditations entre deux pages de mon mémoire.

Oui, je sais, l'hygiène de vie, toussa. On verra quand il fera beau.

J'ai examiné attentivement le plafond de ma chambre entre chaque fiche de civi britannique.

Ma chambre est étonnamment bien rangée.

Cette playlist est vraiment bien.



Il y a une part 2 et une part 3 avec Don Drapper.

Je crois qu'il a arrêté de pleuvoir.

8 mars 2013

Personnellement j'ai quatre shampoings différents, je suis une femme accomplie

Nous somme à J - pas beaucoup des écrits de l'Agreg et me voyant proche du burn out, je me suis pris une semaine off, qui au départ devait être deux jours et puis je suis allée au ciné et j'ai séché tous les derniers cours pour échapper aux gens pénibles de ma classe.

Qu'ai-je donc fait en cette semaine de vacances ? j'ai enrichi ma culture générale de choses qui n'ont rien à voir avec l'agreg (sauf si on considère que j'ai tenté de regarder the Hollow Crown et que c'est du Shakespeare) (c'était pas très fun d'ailleurs).

J'ai (enfin) vu the Hobbit et j'ai été hypnotisée par Majestic Thorin.

  

J'ai parcouru frénétiquement les Tumblr du fandom et j'ai fait des stocks de gifs. Majestic Thorin is majestic (même si c'est un nain qui fait 1m32). 

De là, j'ai enchainé le lendemain avec un énième visionnage de North and South, à prendre des photos de ma télé pour twitter les paniers de fruits et, toujours plus loin, toujours plus haut, j'ai même tenté la série Strike Back sur la guerre en Irak. Mais là c'était le point de rupture. Richard Armitage peut ne pas être crédible, avoir le charisme d'une huître et jouer comme une chaussette pendant 45min tout en arborant une coupe de cheveux interdite depuis 1989. Il faut mieux rester sur "look back, look back at me".


Puis je suis allée au cinéma toute seule et j'ai resquillé à la caisse automatique comme une délinquante en payant le tarif moins de 26 ans pour voir le dernier Terrence Malick, A La Merveille. J'ai décidé de voir tous les prochains Malick en attendant THE ONE. La moitié du film est en français, le reste se partage entre l'anglais, l'espagnol, l'italien et la musique. Contrairement à Tree of Life que j'ai vu en totale noob, je savais parfaitement à quoi m'attendre. Des paysages, des champs de blé, de la voix off qui raconte on ne sait pas trop quoi mais c'est pas très important, soudain un random animal, re voix off, paysage, contre plongée, etc. Et j'ai bien aimé. Je crois. J'ai surtout aimé le portrait de l'Amérique profonde, les paysages plats à mourir, l'ennui des suburbs, la pauvreté, la détresse et le néant total. Le contraste était d'autant plus fort après le mont St Michel et Paris (vive la Fwonce !). Soudain l'Oklahoma et des plaines à perte de vue. Et rien d'autre. Olga Kurylenko est belle à pleurer et j'ai appris que Malick avait coupé au montage la moitié du casting puisque Jessica Chastain et Rachel Weisz devaient être à l'affiche. J'aurais vendu un rein pour les voir toutes les trois à l'écran (il a pas intérêt à couper tout le monde pour THE ONE). 

Enfin ce matin, j'ai voulu voir les Misérables. Après avoir compris que personne ne voudrait m'accompagner au ciné et que 2h30, c'est long quand même, j'ai sagement attendu de le voir chez moi. J'étais très motivée. Vraiment. Mais une bonne partie de ma motivation est retombée quand Russel Crowe a commencé à chanter (aussi bien que Pierce Brosnan dans Mamma Mia, if you know what i mean) en répétant toutes les cinq minutes My name is Javeeeeert, I am Javeeeert, it's me Javeeeeert, you know nothing of Javeeeeert (parce que Javeeeert parle de lui à la 3e personne tuvoi). On avait bien compris que Javert s'appelait Javeeeert, Fantine avait une vie de merde et Jean Valjone était un peu torturé par son passé de brocanteur  cleptomane. Après avoir revendu sa camelote sur le Bon Coin, il est devenu maire de la ville de St Tropez et pour se racheter une conduite il a adopté Cosette. Et après, boum, la révolution. Et après j'ai rendu les armes parce que ça faisait déjà 2h que je tentais de suivre le fil (j'ai mis 2h à regarder 1h de film). 

Il serait maintenant judicieux que cette grande pause culturelle cesse pour essayer d'avoir au moins 4/20 à mon épreuve de littérature, et que je ne me plonge pas dans un cycle "tiens, si je voyais des films avec Michael Fassbender maintenant".