29 décembre 2011

Bientôt la fin du monde

J'ai tendance à croire qu'écrire sur mon blog, facilement et sans me forcer, m'aidera à démarrer une nouvelle page de mon essai. Pages qui se comptent au nombre de deux. Sur dix.
Hors non.
J'ai dépassé le point critique, je vais devoir me coucher très tard à un moment donné pour finir cet essai de la mort, l'essai qui aura pourri mon semestre. Chaque année il y en a un, cette année c'était le désarmement nucléaire en Grande Bretagne de 1958 à 1965.

Je ne m'avance pas trop si je dis que cette note sera la dernière de l'année, en plus ça m'obligera à vraiment travailler au lieu de trainer sur les internets.

Bientôt 2012, bientôt un nouveau président, des jeux olympiques, j'attends la cérémonie d'ouverture avec une impatience non dissimulée, Cheryl Cole chantera-t-elle God save the Queen ou bien est-elle déjà so 2009/2010, que portera Kate, Harper Beckham va-t-elle définitivement enterrer Suri Cruise, le Babyoncé ressemblera-t-il à Jay-Z, ne pourrait-on pas faire le réveillon de 2012 le 21 décembre au lieu du 31 pour être un peu plus meta-post-ironic-hipster-ish-aztèque-friendly ?

En 2012 je relance BFF2 du lycée, je l'obligerai à vider son sac, peut-être que je viderai le mien avant de le remplir à nouveau de fiel et d'aigritude. 


En 2012 je serai peut-être gentille pour trouver un travail et un mec.




Nan j'déconne !

En 2012 j'écrirai a piece of shit art sur les hipsters, je deviendrai copine avec mon directeur de mémoire qui me semble être le mec à la culture musicale parfaite, et en juin (ou avant) je flipperai ma maman sur mon avenir incertain (parce que je serai toujours méchante, célibataire et sans emploi) (tiens, ça ferait une bonne bio twitter) (quoique ma bio twitter est déjà très bien, jamais changée depuis décembre 2009, more and more accurate every year).
En 2012 j'arrêterai de donner des nouvelles à Blond, je bouderai like a boss, meurs rat d'égout.

En attendant, tu peux te lamenter sur la mort très probable des blogs mode (via @Babymelaw comme on dit), procrastiner sur un tumblr bien sympathique, espérer que New Girl ne passera pas l'hiver, attendre la reprise de Once Upon A Time et de 2 Broke Girls, commencer la nouvelle série de Judd Apatow en avril et mourir de suspense insoutenable sur la saison 2 de Game of Thrones.

Meanwhile, je vais tenter d'écrire une troisième page. Wish me luck.


27 décembre 2011

Creepy stalker is creepy

Il y a un peu plus de six mois, un mec complètement givré m’a appelée sur mon portable. C’était un dimanche, j’étais toute seule, mes parents étaient partis se promener, je trainais à moitié en pyjama, et soudain, téléphone, numéro privé. Le truc qui n’arrive jamais, parce que personne ne m’appelle jamais à part ma mère, et encore moins en numéro privé. 

Je décroche, allô ? et j’entends une voix d’homme bien sinistre me dire : «j’veux baiser !» 

Angoisse totale, je suis toute seule, je vais mourir dans ma maison, assassinée par un dangereux maniaque sexuel qui me mate dans mon pyjama en pilou rose. Bien sûr, le dangereux maniaque sexuel ne pouvait pas me voir parce qu’il n’y avait pas de vis-à-vis depuis ma chambre, et la porte de la maison était du genre blindée. 

Il a insisté trois ou quatre fois, j’ai éteint mon téléphone tout l’après midi, j’ai mis au point un plan, j’ai rallumé mn portable le soir, il a rappelé, je l’ai laissé parler dans le vide, puis je lui ai passé du Britney. Et il a disparu comme il est venu. 

Britney, arme anti stalker. 

Sauf que non. Il y a deux semaines, je tentais plus ou moins de bosser mon essai de civi, je n’étais pas toute seule dans l’appart, j’étais habillée, appel en numéro privé. Je décroche, on raccroche. How funny ! ça se répète toutes les demi heures pendant deux heures, je finis par éteindre mon téléphone. Je le rallume le soir, je décroche, je ne dis pas allô, rien, mais j’entends une voix d’homme, allô ? il raccroche. Il rappelle deux minutes plus tard, je réponds, et là :  « j’veux baiser ! » 

Welcome back baby ! 

Je l’ai reconnu immédiatement, la même intonation, le même style. Je lui ai à nouveau passé du Britney, pas de nouvelle pendant environ une semaine. 

Britney FTW ! 

Sauf que non. 

Mercredi dernier, un appel en absence, numéro privé. Jeudi, 23h40, numéro privé, je décroche, « j’veux baiser ! ». Je regardais Dirty Dancing (pour la première fois, awesome répliques are awsome !), il a eu droit au final, on laisse pas creepy stalker dans un coin ! Il a rappelé vendredi, j’ai pas décroché, samedi, le 24 décembre à 23h42, j’avais calé Thérèse sos détresse amitié mais je m’étais couchée trop tôt, il a rappelé dimanche à 20h, pas prête, la flemme, lundi il a aussi eu mon répondeur, et hier soir. 

Hier je blablatais Community avec Copine Trocoule (fraichement convertie, 2 saisons en 2 semaines), 23h30, numéro privé. Je décroche. Rien n’était prêt, ni Thérèse, ni ma playlist de Noël, ni Britney. Je l’entends commencer son speech, je pars à la chasse au mp3, je ponctue plus ou moins pour essayer d’en savoir plus, mauvaise idée. « j’me branle là » ouh lovely ! « enlève ta culotte ! » je réponds « euh non merci », il enchaine « ouvre la bouche », toujours à la recherche de BritBrit je lâche un « attendez deux minutes, voilà », My Only Wish this year in da place. Il raccroche. 

CREEPY ! 

Je débriefe avec Copine Trocoule, c’est à la fois drôle, ridicule, et flippant. Il rappelle. 

Là, c’est le moment ou jamais de lui passer Thérèse. Bien sûr, je n’étais toujours pas prête, mais je voulais le faire. Il repart à zéro « j’ai envie d’baiser », et moi à fond dans ma recherche de vidéo, je réplique : « patientez deux minutes s’il vous plait ». Silence au bout du fil. 

Le mec a vraiment patienté sagement pendant que je calais la vidéo au bon moment. J’étais tellement surprise par mon autorité soudaine avec ma petite voix enrhumée que j’ai cru qu’il avait raccroché. J’ai tenté un « euh, allô ? », il était toujours là. J’ai lâché Thérèse, fière comme tout, il a raccroché. 

Il va sûrement rappeler ce soir, et demain, peut être tout les jours jusqu’à la rentrée (il doit avoir un travail, il se cale sur les week-ends, vacances et jours fériés). 

Bizarrement, ça ne me fait pas trop flipper. C’est flippant bien sûr, mais la situation est beaucoup plus pathétique que flippante. Il n’est pas coriace, il appelle une fois par jour, il ne laisse jamais de message, je doute qu’il connaisse mon nom (mais on sait jamais), on est loin d’un stalker professionnel qui appelle toutes les 12 minutes. 

Il a cette voix typique de pervers, accent plouc campagne, intonations Nord Pas de Calais sur les voyelles, « j’meu branle lô », l’idéal Confessions Intimes. 

Presque trop idéal. 

Pour l’instant je gère, j’attends le moment où il m’appellera quand je serai en pleine socialisation et que je lui passerai les copines qui voulaient déjà lui parler la semaine dernière, j’attends le moment où je lui donnerai le numéro de Miss Grosnichons pour le fun (bitch forever), et le jour où je prendrai mon courage à deux mains pour lui vraiment lui parler et lui demander son numéro (après tout, j’ai été capable de le faire taire), que je le rappelle, et que je le blackliste, que je le balance sur les internets et les murs des toilettes de la fac. 

En espérant qu’il ne m’appelle jamais 12 fois par jour. 

C’est mon creepy Dominique Strauss-Khan, mais je vivais très bien avant aussi. 

22 décembre 2011

Pour une fois j'ai le bon gif sous la main

Blond a répondu.

C'était nul. Genre "ouais, ça va pas trop mal" et "nan on se verra pas, je reste dans le deux neuf" et "le retour en bateau sous la tempête, c'était tendu"

TROP INTÉRESSANT GARÇON !

J'espère que tu as vomi tes tripes et plus encore.

Va. Mourir.



Je boude, je commence à avoir mal à la gorge et j'ai froid.
Heureusement j'ai reçu mon premier cadeau de Noël, j'attends le deuxième, et ma mère va me payer des fringues pendant les soldes, et j'ai revu Super Pote et Copain Gay, et c'était oh so cool.

Heureusement que j'ai des amis qui ne craignent pas autant que Blond.

21 décembre 2011

Blond fait le mort. Mais je m'en fous, j'ai des paillettes et peut-être l'ultime Rainbow Connection de toute la ville.



Nothing can beat the paillettes.

18 décembre 2011

J'ai tout fini les croco pik

J'ai un essai de civi à écrire. A la place je finis mes paquets de bonbons, je poste des gifs sur Tumblr. Je préfère même corriger les dossiers des étudiants de L1 plutôt que d'écrire 10 pages sur la campagne de désarmement nucléaire en Grande Bretagne (mon dieu 10 pages, 5000 mots, l'angoisse). J'ai pas de plan, pas de problématique, seulement deux livres exploitables sur le sujet, le reste n'est que la propagande de la secrétaire générale actuelle du mouvement ou du racontage d'anecdotes (comment nourrir ces militants pendants les sittings devant Downing St en 1959, or something).

Hier soir j'ai envoyé un mail à Blond, après avoir attendu 14 minutes qu'il réagisse en direct live à mon "coucou ça va ?" sur le chat facebook. Ça n'allait peut-être pas puissance 5000 en ce J-7 avant ce premier noël sans sa copine depuis six ans (j'arrive pas à intégrer ces six années de vie de couple). J'ai écrit trois lignes "hey je voulais savoir comment ça allait depuis la dernière fois où tu étais prêt à t'ouvrir les veines sur ton ordi, j'espère que tu ne vas te jeter dans le port de Quimper pour la nuit de Noël, j'habite trop loin pour te repêcher et te sauver la vie comme dans une mauvaise comédie romantique allemande sur M6 un samedi après-midi, si tu passes dans le coin, appelle moi, bisous". (après réflexion, j'aurais peut-être pu lui écrire tout ça, au moins ça l'aurait fait rire).
Maintenant j'attends, comme d'hab.

Je ne sais pas ce que je veux pour Noël. Ou plutôt j'ai eu une idée il y a quatre jours, à savoir l'intégrale dvd d'Arrested Development, et bien sûr la chose est introuvable. Pour l'instant mon seul cadeau, c'est une réservation du Rainbow Connection d'OPI, qui n'arrive pas non plus. Rien ne va.

J'ai envie de m'écrouler devant la télé pour regarder des niaiseries de Noël, des filles qui sauvent des mecs dépressifs, des Santa Manic Pixie Dream Girls. Appelle moi Kiki Dunst / Natalie Portman / Zooey Deschanel.

Je vais envoyer les Shins à Blond. 

(nan, j'déconne ;)

16 décembre 2011

Les beaux sont-ils de bons acteurs ?

Depuis quelques jours, ma semaine est à nouveau réglée par la diffusion de séries: 2 Broke Girls, Once Upon A Time.
OUAT est le fruit d'un auteur de Lost, avec des acteurs du cru, Charles Widmore en roi, Claire en je ne sais quelle princesse à venir. Pour plus de détails techniques, cf la note de Virgo.
Comme beaucoup de séries, je me suis plus attardée sur le casting que sur le pitch. Pour être honnête, la première fois que j'ai entendu parler de OUAT, je suis restée sceptique, le warning niaiserie guimauve s'est agité, j'ai passé mon chemin.

Fatal error.

Parce que mon premier imaginary boyfriend était de la partie, coucou Jamie Dornan, ça faisait longtemps dis moi.

shérif option top model
crédibilité 2%


Totalement early adopter sur ce coup, découvert circa 2003 au bras de Keira Knightley, puis flashé dans Marie-Antoinette, je suis allée au festival du film britannique de Dinard juste pour voir son unique film indé jamais diffusé en France. Hell yeah !
Il était beau, mystérieux, beau, pas bavard, beau, déjà barbu, beau. Grand max 12 répliques en 2h, pas de quoi décrocher un Bafta, mais j'y croyais dur comme fer.
Puis plus rien, un vague groupe de musique comme il s'en crée 12 par heure en Angleterre, des campagnes Calvin Klein, rupture avec Keira, filmo au point mort.

Entre temps j'avais jeté mon dévolu sur un autre Anglais, mais maintenant on sait ce qu'il en est.

Et miracle de Noël, quand certains voient leur carrière plonger, Jamie renaît de ses cendres dans Once Upon A Time, fuck yeah les contes de fées là d'un coup.
J'allais enfin pouvoir juger de son potentiel d'acteur car finalement, c'était pas avec Marie-Antoinette qu'on avait pu déceler le prochain Jude Law or something. Jamie allait enfin avoir plus de 12 répliques, beware Ryan Gosling.

Mais assez rapidement, je me suis heurtée à un problème : le problème du mec beau.
Le mec beau, très beau, je n'arrive pas à l'écouter plus de cinq minutes. Au delà, je commence à évaluer la symétrie de son visage, à me dire qu'il a forcément une vie bien plus facile que la moyenne, que la vie est injuste, et qu'un mec beau finira forcément avec une fille belle, comme deux êtres au delà du réel, comme un Brangelina irl. Ensuite j'essaie de lui trouver des défauts, j'en trouve pas et j'ai l'impression de regarder une page de magazine naturellement photoshopée (kassdédi Ryan).

Ca m'a fait ça avec Beau, une fois que la phase d'admiration béate fut passée. Beau était beau, mais une beauté lisse et trop facile.

Jamie est très beau et dès qu'il apparait dans une scène, je suis obligée de faire pause pour m'en remettre. Puis je repars, je n'écoute pas vraiment ce qu'il dit et je me dit qu'il est beaucoup trop bien habillée pour être honnête. Un shérif ne s'habille pas comme ça, d'ailleurs personne ne s'habille comme ça, mais de toute façon c'est une série télé, mais quand même.

Le dernier épisode, son épisode, c'était le crash test. 40 minutes de premier rôle, c'était le moment de prouver au monde qu'il n'était pas qu'une belle gueule. Toujours bien sapé, oh shirtless moment, oh total look cuir dans la forêt.

chasseur option top model
crédibilité 2%


Mais ça ne marchait toujours pas. Il était beau, bien habillé, bien barbu. Mais il avait parfois ce regard de poisson qui trahissait un acteur finalement moyen, bien plus crédible dans un caleçon Calvin Klein que dans le rôle d'un homme des bois qui fracasse des mecs dans une taverne obscure. Such a cutie pie.
Je n'arrivais pas à aller au delà de son physique, je n'arrivais pas à trouver le truc qui allait me surprendre.

Le problème du mec très beau, c'est qu'il est très beau. On met la barre très haut d'un coup, on s'attend à décrocher le jackpot, on veut du rêve, mais on en veut tellement qu'on n'est plus surprise. On est déçue par sa relative normalité finalement. On croit qu'il accumule toutes les qualités possibles, mais en fait non. Il est juste très beau et ce physique supérieur a la fâcheuse tendance à occulter tout le reste. 

J'ai été déçue par cet épisode, par sa prestation, par son regard de poisson, par le sort que lui ont réservé les scénaristes. 

Mais heureusement, c'est là qu'intervient le Prince Charmant (qui s'appelle James, et ça, peu de gens le savent).

en plus il met des chemises à carreaux
(et il est blond)

Charming, qui est le Charming de Blanche-Neige, on le voit moins venir. Bien sûr on le voit venir parce que c'est le Prince Charmant, le supposé the one. Quand on le met à côté de Jamie Dornan, il souffre un peu.
Mais lorsqu'il débarque, qu'il décroche un sourire ou qu'il dégomme les méchants like a boss, boum ! Il porte subitement bien son nom.
Il n'est pas sapé comme un mannequin échappé d'une campagne Hugo Boss, il n'est pas physiquement prétentieux, il gagne au charme et j'arrive à intégrer son discours du début à la fin sans black out cérébral. Et plus ça va, plus je suis awwww devant lui.

Je n'ai jamais fait de awww devant Jamie Dornan (plutôt des humpf fuck me naow). Oui, tout est dans l’onomatopée qu'on utilise face au mec très beau ou moins beau mais adorable.

Être très beau, c'est trop facile. On n'a rien pour se raccrocher parce que la perfection, c'est quand même un peu chiant (même si fuck me naow ;)


(toute similitude plus ou moins vague avec des mecs dont j'aurais pu parler n'est que le fruit du hasard, parce que la télé, c'est pas la vraie vie :)
(j'ai pas de nouvelle de Blond sinon) (non non, j'y pense pas tous les jours) (presque pas)

11 décembre 2011

Comme un dimanche matin

Il y a des dimanches matins qui redonnent foi en l'humanité. Heureusement. Parce que démarrer les internets avec une mauvaise photo Instagram ou un statut facebook de 12 lignes qui s'avère être une citation niveau 5e B d'un acteur pour midinettes prépubères, mais so deeply meaningful tuvoi, #facepalm

Commencer la journée sur un facepalm n'est jamais bon.

Et soudain, sans prévenir, tu cliques sur un lien twitter qui t'amène sur une playlist, qui t'amène sur un blog, et quand tu croyais que la blogo était morte et que ton netvibes commençait à prendre la poussière, boum, un nouveau blog qui a ouvert en 2011, parce qu'il n'est jamais trop tard pour relancer le courant des blogs de qualitay.


Pauline aime les Destiny's Child, George Michael, le Vogue Italia, elle a un chat et un tshirt Bernard Minet Forever, elle a fait un spectacle de danse sur Together Again de Janet Jackson (ce qui m'a fait réaliser que mon album de Janet Jackson était à St Malo et que je n'étais pas à St Malo, oh drama). Il y a Britney dans la bannière, des gifs qui clignotent, des lolcats et des Tumblr un peu partout.
Cadeaux bonus avec des photos qui tuent un peu sa maman, et pas seulement parce qu'il y a une photo du pub Sherlock Holmes à Londres, qui était à 5 mètres de l'hôtel où j'étais cet été, vazy je passais devant TOUS LES JOURS QUOI (ok, pendant 3 jours et demi, mais quand même, j'étais presque une regular).

Bisous Pauline, c'est moi qui ai parcouru tes archives aujourd'hui.

Maintenant je vais aller faire le sapin, qui est revenu de St Malo, lui.



(et btw, si tu ne connais pas les playlists du dimanche de Hans Killed Wildcat, voilà, maintenant plus d'excuses : Comme un dimanche matin)

8 décembre 2011

J'ai fini les cours

Genre pour toujours.
Ou presque.
Au moins jusqu'à septembre 2012.

Bizarrement, j'ai pas du tout anticipé. C'était un cours de version, j'ai eu 7/20 à ma traduction d'Hemingway, notation Agreg, mais fait avec le dico, donc bon, pas de quoi déboucher le champagne non plus.

J'ai eu une maladie inconnue pendant trois jours, je ne mangeais plus et je passais mon temps à dormir, je suis guérie, mais tellement contente d'avoir retrouvé l'appétit, j'ai avalé deux tartines de nutella, des fraises tagada et un demi litre de coca light. Du coup, j'ai mal au ventre. Je sais tellement me contrôler comme une vraie adulte.

Je ne réalise pas que je ne vais plus avoir cours. Je crois que j'aimais bien ça en fait. Pas tellement les cours en eux-mêmes (coucou les suicides collectifs en linguistique et le cours de phonétique à 8h en L2), mais la vie sociale qui en découle, l'ambiance, les amis, les gens, la solidarité de galériens de la fac. Heureusement, il me restera quelques cours de L1. Thank God, j'ai l'espoir de retrouver Arthur, le piège à filles de la promo, such a cutie pie.

Désormais je vais passer ma vie à la bibliothèque d'anglais, qui est déjà ma deuxième maison, subir les bavardages des filles du master enseignement, me tenir au courant des derniers potins (même si en général, je suis la source primaire), essayer de ne pas sombrer et continuer de vénérer mon directeur de recherche, cet homme incroyable qui refuse que je perde mon temps à travailler inutilement (une bibliographie commentée ? oh mais pour quoi faire ?)

J'ai rétabli le contact avec le Roumain après plusieurs semaines sans trop se voir. Je ne veux pas le perdre comme ami, c'est sûr et certain. On sort ce soir avec les autres de la classe (même si tout le monde se décommande au fur et à mesure) (#lesgens), j'espère que l'awkward aura eu la bonne idée de ne pas venir.

Je n'ai pas de nouvelles de Blond, je n'ose pas demander, retourner le couteau dans la plaie ou se prendre une réconciliation en pleine figure. 
Je devrais relancer Beau pour changer.

(j'ai mal au ventre)

2 décembre 2011

Tout le monde fait des playlists de Noël. Pas moi.

J'ai enfin uploadé ma playlist de chansons déprimantes. Kassdédi à toi Blond !



Meanwhile mon directeur de recherche est un homme génial. Vraiment. Le genre de mec qui part dans un speech sans fin, je bois ses paroles. Pitchfork ? la musique indé ? tu pourrais enterrer Rock & Folk et les Inrocks à toi tout seul ? quoi quoi ?
Tellement de coeurs avec les mains, je souriais niaisement comme une groupie de base.

Je suis sûre qu'il a un pass vip pour les Trans, in the name of the recherche scientifique.

29 novembre 2011

Breaking Fucking News Putain Sa Mère

il est 23h15.
Je vais sans doute pas beaucoup dormir.

J'ai passé une bonne journée. Une bonne journée, ça commence à devenir synonyme de "une journée sans trop de Roumain autour parce qu'on croit que l'awkward est parti mais en fait non".
J'ai passé la journée avec Garçon Tuteur, et les autres filles du tutorat, on a bien rigolé, on a mangé des bonbons, on a vanné Garçon Tuteur, on a critiqué les filles du master enseignement et ces débiles d'étudiants de L1, and voilà.
En plus, mes cours de méthodo pour les L1 sont terminés, fuck yeah, je ne suis pas rentrée chez moi à 19h30.

J'ai découvert que Jamie Dornan relançait sa carrière dans la série Once Upon a Time, oh mon dieu, ce mec a finalement toujours été tellement plus beau que Henry Cavill, c'est pas pour rien qu'il est mon tout premier imaginary boyfriend.


J'en reparlerai plus tard, ça et l'oreille géante de Ginnifer Goodwin.

J'ai trainé sur facebook, je papotais, j'envoyais des messages, des vidéos, des trucs.

Et soudain.

Blond a posté un statut facebook.

Le truc qui ne lui est jamais arrivé de toute sa vie 2.0.

In english.

Il avait soudain développé une haine sourde envers le Portugal et les Portugais.

J'ai cru deux secondes qu'on lui avait piraté son compte, tellement ce déballage d'opinion géopolitique était inattendu.

Il était connecté, ni une ni deux, je suis allée quérir l'information.

Un peu fébrile, suspense, je pensais que ce n'était qu'une histoire de coloc relou, de match de foot perdu, un truc à la con.

"non mais ya un portugais qui me les casse, Comment dire, je le soupconne fortement de m'avoir piqué ma copine par ex. But thats life"





(edit de la mort avec gifs de la mort)



Comment dire que j'ai attendu ce moment depuis à peu près le mois de février.

J'ai rassemblé mes esprits, j'ai béni le Portugal et tous les Portugais, et, sachant que je suis une quiche pour réconforter les gens, j'ai cherché un truc à dire un peu sympa.

Ce qui s'est résumé à un "oh, je suis désolée" FUCK YEAH BABY !!!!
Et là, le sujet de la mystérieuse copine était sur le tapis, c'était le moment du siècle, interrogatoire. Ils étaient ensemble depuis 6 ans. SIX ANS ! le coup classique du couple-du-lycée, comme je me doutais. Elle est bien à Londres (oh, j'avais pas deviné), et elle s'envoie un Portugais.

Au bout de deux minutes d’étalage de vie, et un :

"on se voyait tout le temps avant ... "

(mon dieu, heureusement que j'ai pas de webcam, ma mâchoire était en train de tomber par terre, je l'imaginais en train de chialer sur son clavier o_O)

voyant qu'il commençait à s'épancher beaucoup trop, il a changé de sujet, pour prendre de mes nouvelles et du capes. blablabla, après on s'en fout.

Du coup, il ne sais plus tout du tout quoi faire de sa vie. Il veut partir en Espagne (Quoi Le Fuck ???? as-tu oublié que l'Espagne, c'est le pays de ton ex, cf tes vacances à Sévilles, et QUI vit à côté des Espagnols ? ces chiens de Portugais !), pour être fluent en espagnol, devenir prof de français en Albion, et ne jamais revenir.

Ou bien revenir et passer le capes.

Ou bien je ne sais quoi.

Breyf, il est tout paumé le pauvre petit.

Et moi, je suis toute retournée par cet incroyable retournement de situation.

Je ne savais pas trop comment conclure, j'ai fini sur un lamentable "j'espère que ça va s'arranger pour toi" MAIS NON PUTAIN !!!!! parce que je suis une fille sympa mais vraiment concon des fois, et il a répondu "le temps aidera j'espère". J'espère pas !

Il rentre en France pour Noël. Si on doit se revoir, retour à la case départ niveau roller coaster émotionnel, stress et sourire crispé.

MAIS PUTAIN SA MERE QUOI !


25 novembre 2011

(l'affichage bug sous Firefox au niveau des guillemets et de l'italique, mystérieux mystère, c'est un complot de Google Chrome à mon avis)

Donc j'ai passé le Capes.
Ouh yeah.

J'avais rien révisé, j'y allais en touriste, je m'attendais presque à rendre copie blanche, un truc horrible, parce qu'on entend toujours des "je connais quelqu'un qui a passé 7 fois le capes et qui l'a jamais eu".

L'angoisse.

Le Capes New Generation, c'est un commentaire de texte, tirage au sort entre civilisation et littérature. Pas de programme, on sait tout sur tout like a boss. La deuxième épreuve, version et thème. Et puis c'est la libération en attendant les résultats d’admissibilité aux oraux.

J'ai eu de la chance, et en même temps ça reste à voir. Commentaire de civi américaine, cours de l'année dernière or something. Cinq pages de blabla en cinq heures.Si je le repasse l'année prochaine, littérature ?
Le thème et la version, bon, vu que je suis les cours d'agreg, plus rien ne me fait peur quand on a affronté des phrases de 6 lignes avec mille virgules et aucun verbe.

Bien sûr la probabilité que j'aie mon Capes est ultra faible. Mais honnêtement, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus insurmontable. Peut être parce que c'était un texte de civi et que je ne fais plus que de la civi depuis deux ans. Sans doute. Et je n'avais pas d'enjeu, je ne jouais pas ma vie et mon avenir, être prof en lycée collège, c'est pas mon but dans la vie. Mais en bossant bien, sérieusement, les écrits sont loin d'être infaisables.


Meanwhile, la vie à la fac se poursuit tranquillement. Baby Boy a conclu avec sa Zooey Deschanel, on le vanne, il est bon public, et je n'ai presque pas vu le Roumain ces derniers temps. Enfin si, un peu. Enfin bon.
J'en ai parlé à Top Copine vu que l'année dernière on passait à peu près tout notre temps ensemble, elle, moi, Blond et le Roumain.
Elle m'a dit qu'au moins la moitié des filles de sa classe pensait que le Roumain et moi étions ensemble, vu qu'on est tout le temps ensemble à la fac et en soirée. VOILA VOILA. A mon avis, la moitié des gens de ma classe doivent penser la même chose, quoique. Le fait qu'il parte une semaine en Irlande, et moi pas, ça a du leur mettre le doute (ils ont rompu ? ils se font la gueule ? il a une autre copine en Irlande ?).
Complot mondial et légendes urbaines. 
Si Baby Boy pense que je suis la pire madame potins de la fac, je ne suis pas à l’abri des rumeurs non plus.

J'avais l'impression d'avoir mis de la distance entre lui et moi, il partait en Irlande donc, puis j'ai séché la moitié des cours, puis je suis moins sortie, puis j'ai passé le capes. On s'est moins vu, c'était pas plus mal. Et puis j'ai cette nouvelle popularité dans la bibliothèque d'anglais, j'arrive là dedans, je dis bonjour à tout le monde tellement je suis la reine du lycée (lowl), j'ai trop de choix pour m'asseoir à une table, Baby Boy et Fille Trocoule remporte le concours, je ne travaille pas, je fais 1h30 de pause à la machine à café avec eux, populaire mais dans la merde niveau boulot. Mais Fille Trocoule et moi sommes tellement sur la même longueur d'onde sur tout, c'est fou.

Hier soir je suis sortie, pas du tout la soirée que je prévoyais. Une soirée avec des internes en médecine qui ont un salaire. Hey on va au resto ? euh, ok... Rentrée à minuit something, sans nouvelle de l'autre soirée d'anniversaire qui avait l'air nettement plus fun (les gens de 25ans sont vieux et chiants), puis texto de ladite soirée "hey t'es où ?" dans mon lit... (les gens de 22ans sont cools mais désorganisés). Pendant ce temps là, le Roumain m'envoyait des textos pour savoir si oui ou non, j'y allais à cette soirée d'anniv, ultra motivé le mec. Ces trois semaines à vouloir mettre de la distance, échec total donc. 

La semaine prochaine, je suis invitée à un Tonus médecine, aka grosse soirée de beuveries entre internes ("j'hésite à inviter des gens pas de médecine, parce que des fois c'est un peu trash. ils projettent des films porno sur les murs tuvoi. mais là, ça sera plus soft normalement, tu pourras venir !") (j'ai des amies formidables) (sans compter les debriefs "ma pote m'a vomi dessus à la fin du dernier tonus et elle a couché avec un mec qui n'était pas le sien dans mon canapé lit qui se trouve à 1m50 de mon lit, vu la taille de mon studio") (FUTURS MÉDECINS FTW) donc soirée de beuverie vs bars en trans. Autant dire que mon choix est déjà fait, il faut juste que je trouve quelqu'un pour venir avec moi voir ces petits concerts de folk à deux rues de chez moi. Je pourrai choisir la facilité et demander au Roumain, et m'enliser encore plus dans l'awkward. Mais quand on connait l'organisation des gens de 22ans, j'y suis pas à mes petits concerts de folk à deux rues de chez moi.

16 novembre 2011

Feminist Frequency

 Je ne fais pas souvent ma féministe de service. Rarement même. Je m'insurge toute seule tous les matins quand je passe devant cette pub Gillette (or something) où on voit un mec rasé de près, poser sa tête sur la poitrine d'une femme. Femme réduite à ses seins btw. Tous les matins je me dis que le mec qui a eu l'idée de faire cette pub est un beauf de compétition. Mais ça s'arrête là.

Sauf hier soir. Hier soir, Garçon Tuteur, aka Baby Boy à sa maman, a posté cette vidéo de Nicolas Bedos qui se fait rembarrer par une petite minette de 20ans. Les gens ont liké, je me suis dit que ça devait être drôle parce que j'étais bien la première à rire sur ses chroniques l'année dernière. Mais là, malaise. Il s'enfonce tout seul, la fille assure, et commence le coup classique de l'ironie machiste et des insultes affichées second degré. Hey oh, on est là pour rire ! 

Yeah... 

Ca me dérangeait, et puis deux commentaires de filles (including Fille Trocoule qui lit Virgo) rejoignaient mon point de vue, dont un simple "quel con ce type". Baby Boy lui, bouffe du cliché de fille par paquet, la manic pixie dream girl en premier, Zooey Deschanel, cute eccentric girl with vintage dresses. Alors quand le rétro sexisme pointe le bout de son nez, il plonge comme un mec lambda de 21ans qui se dit qu'un bon mot n'est jamais de trop.

"Ah mes pauvres, vous ne comprenez pas son humour au pauvre nico... et puis elle l'a bien pris, elle connait son humour ELLE ! :)"

Là, c'était le moment. Je savais que j'allais le perdre en sortant cash un ironic retro sexism, que j'allais me faire taxer de féministe hard core, ce qui n'a pas loupé. Je n'étais même pas vraiment sûre du rétro sexisme, mais ça y ressemblait de loin, let's go.


"Ironic retro sexism, classique. Ca aurait été un mec, personne n'en aurait parlé et il se serait certainement pas comporté comme ça. Autant j'ai pu le trouver drôle sur ses chroniques dans FOG, autant là je le trouve super lourd avec ses arguments, ou son absence d'arguments qui se résume à des remarques juste machistes."


Lui:


"Et c'est parti... les ultra-féministes sont de sortie... mouhahahahaha"


This...

Fille Trocoule et moi-même débriefions parallèlement sur le chat facebook. Je pensais avoir l'autre fille dans ma poche également. Mais non. Elle s'est défilée au dernier moment avec ce dramatique:


"Si j'étais féministe ca se saurait !" suivi de "Nan mais sérieux le débat n'est pas la. C'est juste que le mec est con d'insulter la personne juste parce qu'elle est pas en accord avec ce qu'il fait et qu'il se sent déstabilisé."


Voilà. L'insulte en 2011 c'est d'être une féministe, parce qu'on a donné son point de vue sur un sujet et que ça peut éventuellement contrarier le public masculin. Elle s'est rétractée en deux minutes dès que le mot féministe est sorti. Diantre ! Bigre ! n'allons pas me taxer de fille aigrie et poilue qui veut interdire la vente de gloss à Monoprix in the name of l'oppression de cette société patriarcale et  inégalitaire !

Mon sang n'a fait qu'un tour, celui de Fille Trocoule aussi, on a préparé soigneusement le coup final, j'étais dans ma lancée, prête à finir ma réputation de féministe rebelle.

" je trouve que le débat est un peu là, justement. Ca aurait été un mec, il aurait jamais fait ces remarques. Il l'aurait sans doute mal pris, mais le fait que ce soit une fille de 20ans fait qu'il en rajoute des caisses sous couvert d'humour. Il est dans une situation de faiblesse et il se raccroche aux branches via un sexisme qui passe pour de la subversion. Et les gens trouvent ça drôle... (voilà, l'ultra féministe a fini son speech :) "

Elle a tenté de sauver l'honneur:


"Ses remarques sont certes sexistes, mais je ne suis pas sûre qu'il ait eu cette réaction uniquement parce que c'était une fille."


J'ai laissé tomber.

Baby Boy venait de se prendre une vingtaine de commentaires sur une vidéo qu'il pensait "drôle", et la deuxième vague a enchainé dès que le débat a semblé clos.
Deuxième vague d'arguments fins et pointus, puissance intellectuelle à l'horizon:


" 20 ans lycéenne , apart sa guele et son cul ... voila quoi ;)"


Ce brillant commentaire, grammaticalement challenging, fut posté par un mec appartenant à des groupes facebook comme "quand je m'ennuie je parle à ma bite" ou "tirer la chasse et regarder son caca partir". Là tu sais que le monde ne changera pas tout de suite, mais qu'un peu d'éducation pourrait aider Baby Boy à faire du tri parmi ses 750 amis facebook. (Sa mère devrait aussi arrêter de lui faire des gâteaux toutes les semaines, il est grand maintenant).

Alors faut-il mieux être un beauf de compétition ou une féministe poilue qui ne peut, hélas, pas parler à sa bite ? Vous avez 4 heures.



Feminist Frequency, un site qui peut servir.

11 novembre 2011

Je ne sais pas gérer mes amies. Je dois avoir de sérieux issues là dessus.
Déjà BFF, drame national l'année dernière. Heureusement, le happy ending, toussa, on est revenu à se faire des hugs de BFFs.

Mais là, à nouveau, we have a situation.

J'étais là à checker quelques pages facebook, quand BFF2 du lycée est apparues dans la liste. Cette BFF2 qui m'avait invitée à son anniversaire il y a trois semaines. Cette BFF2 grâce à qui j'ai retrouvé BFF1, ma BFF evil twin du lycée. Donc je me dis "hey, que devient BFF2 depuis la dernière fois ?"

Et là, c'est le drame, elle m'a virée de sa liste d'amis sans ménagement.

WHAT.

THE.

FUCK.

J'en suis à me refaire l'intégralité de la soirée. J'ai été polie, aimable, invitée à l'arrache donc arrivée avec des macarons en guise de cadeau (macarons que je n'ai même pas eu le droit de goûter by the way) et j'ai même brillamment participé à ce blind test Disney sur la BO de Pocahontas.

J'ai été une invitée modèle.

Presque.
Je crois.
Si.
Non ?

Ok, je suis pas ultra à l'aise quand je débarque dans une soirée où je connais 10% des invités, donc j'ai scotché ces 10% et j'ai peut être été un peu distante avec le reste du monde. Surtout quand BFF1 est arrivée et que soudain on avait remis en contact deux éléments toxiques l'un avec l'autre. 
BFF et moi, on s'est adoré, on s'est détesté, on a les mêmes défauts et les mêmes qualités. Mais surtout on est les reines du bitching en série et de la critique acerbe. Après 6 ans loin d'elle, je me suis adoucie. Pas elle. Et j'étais tellement heureuse de la revoir que j'ai rigolé comme une hyène dès qu'elle dégommait quelqu'un. No mercy.

Je ne vois que ça comme explication. On a quitté la soirée les premières, on n'a pas laissé un souvenir impérissable, c'est sûr. Mais putain, ça peut pas être ça ! 

A moins qu'elle se soit empoisonnée avec les macarons...

La re friend-requester avec message lol-friendly ? la textoter pour boire un verre en faisant genre que j'ai rien vu ? recontacter BFF1 pour un conseil de guerre ?

Les amies, le bordel, facebook, la merde.

6 novembre 2011

Les beaux sont-ils de bons coups ?

Bah non.

Beau, au placard. 

Apparemment le monde féminin ne lui convient pas complètement, d'après cette vilaine fille qui lui fait une réputation à refroidir les plus accros.

Beau dégaine trop vite, Beau préfère les garçons, Beau est un piètre amant, Beau est juste beau, et ça s'arrête là.

Poor little baby.

(mais alors ce mec qui lui propose de faire un tennis sur facebook, hum hum...)

4 novembre 2011

Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas avoué mon âge canonique. 

Bon, j'ai pas nié non plus, j'ai juste pas confirmé dans le brouhaha global du pub si j'étais née en 1989 ou pas. Et comme il n'y avait pas de témoin dans la confidence, j'ai rien dit, j'ai rien fait, j'ai laissé dire cette fille "je suis la plus vieille, je suis de 87".

Ca m'a fait un peu bizarre de ne plus assumer, juste parce que j'étais entouré de gens de 1990. J'avance mais les gens que je fréquente ont toujours le même âge. C'est bizarre mais finalement c'est plus efficace qu'un anti ride.

BREYF.

on s'est plaint d'un manque de Ryan Gosling
featuring Steve Carell ♥


J'ai passé la soirée avec les gens du tutorat, dont Tuteur Garçon qui est le centre d'intérêt de toutes les filles du master enseignement, et sûrement de toutes les petites L1 qu'il a dans son groupe de td, et de toutes les filles qui passent par la bibliothèque d'anglais. Cependant, le monde se divise en deux catégories, les filles acquises à sa cause et celles qui ne comprennent pas.
Il n'était pas au courant du "les nanas du master enseignement sont toutes sur toi depuis la rentrée", j'ai lâché le potin, 10 minutes après, sept filles dudit master ont débarqué pour s'asseoir à la table voisine. Über fou rire qui s'est prolongé toute la soirée, tentative de piratage de facebook et de son compte twitter via son iphone pour annoncer au monde que Tuteur Garçon était sex on legs, grosse marrade. Il était encerclé, il se sentait un peu seul, les deux autres filles du tutorat et moi-même regardions le spectacle, écroulée de rire face à ce déploiement de parades amoureuses.

On était quatre du tutorat hier soir, on s'est raconté nos vies (enfin surtout les 3 autres, j'ai pas énormément parlé au début), Tuteur Garçon est un gros bébé qui ne veut pas quitter le nid parce que sa maman lui fait des gâteaux et de bons petits plats quand il rentre à la maison. Maison qui est tout de même à 40 minutes de route du centre ville, bien plus proche de St Malo que de la fac. Mais l'appel du ventre l'a emporté sur l'indépendance. Il est toujours amoureux de Zooey Deschanel, de plus en plus fan de the New Girl, j'ai arrêté de lutter et de sortir mes arguments mi féministes mi sériephiles. Il est aveuglé comme je suis aveuglée par Ryan Gosling qui pourrait jouer dans les pires navets sans que je m'en rende compte (quoique, tout de même). Je ne vais pas tenter un 3e épisode pour lui faire la conversation, on a désormais assez de private jokes pour énerver les filles du master enseignement. 

On a quitté le pub en emportant le sex symbol avec nous, il assume mais pas complètement. C'est un gros bébé adorable qui a besoin de grandir un peu, accro aux gâteaux de sa maman (dans 5 ans, si ça ne s'arrête pas, il sera gros).

Meanwhile, j'ai pas pensé une seconde au Roumain, c'était un des premiers jeudis soirs de l'année sans lui (le premier ? je crois). Pas de awkward moment, pas de sous entendu, pas de situation compliquée, rien. J'étais détendue, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, pas de Blond, pas de Roumain, juste des gens super cools.

2 novembre 2011

Pendant ce temps là, Hugh Grant nous fait un enfant dans le dos

Traditionnellement, je déteste le week-end de la Toussaint que je trouve ultra déprimant. Peut être parce que le JT se sent obligé de sortir deux sujets par jours pendant trois jours sur la meilleure façon d'organiser ses obsèques (le fun).

J'étais en Normandie et il a fait beau, je ne me suis presque pas ennuyée, non, j'ai passé trois jours à faire des tresses et des calins à ma cousine de 6 ans dont je suis le nouveau role model.
Elle veut être prof de maths comme son grand-père, et prof tout court "comme toi parce que tu es belle". Sans compter son "j'aimerais pas avoir des lunettes parce que je serais moche mais j'aimerais bien quand même parce que je serais comme toi". Et ses millions de "toi je t'aime, t'es gentille, tu veux bien que je te coiffe, je veux que tu restes pour toujours".

LES ENFANTS !

A la fin du troisième jour, ça devenait un tout petit peu pénible de l'avoir littéralement accrochée à moi , parce que n'oublions pas que j'ai une attirance très modérée pour les enfants, mais eux, ils m'adorent. Ca restera un phénomène inexpliqué. Même si une fishtail braid est la clé d'un baby sitting de fille réussi "ooooh mais ça va être trop beau ! mais c'est trooop beau ! mais j'adooore ! apprends moi ! apprends moi ! wouaaaah"

awww ♥

Parallèlement, j'ai du subir ce fossé culturel qui me sépare de ma tante. Prendre son petit déjeuner au son de Nolwenn Leroy, pendant trois jours. Être interdite de Danse avec les stars parce que "franchement c'est nul" (ok, je le sais, mais qui regarde TF1 pour la qualité des programmes ?), et comater devant un film français chiantissime avec Catherine Deneuve, et dont le seul intérêt fut la tension sexuelle de Nicolas Duvauchelle, les tatouages de Nicolas Duvauchelle, les fesses de Nicolas Duvauchelle (tout ça ponctué par mon oncle "on entend rien quand il parle ! mets plus fort !" oui c'est le concept de Nicolas Duvauchelle).
Le deuxième soir, ma tante m'a proposée the King's Speech, j'ai dit fuck yeah Colin Firth ! et elle a refusé de mettre la VO, "oh non ! ça me fatigue !".
Et bien sûr, comme à chaque séjour en Normandie, après l'annonce de la troisième guerre mondiale qui devait déjà arriver il y a 15ans, tout ça s'est conclu sur son "alors ? quand est ce que tu nous présente ton futur ? pas tout de suite j'imagine !"

Un jour, je lui ferai croire que je suis lesbienne, ou que je vais me convertir à l'Islam par amour. Quoique rien que l'annonce "je sors avec un Roumain" la ferait flipper, "mais il veut la nationalité française, c'est tout, c'est la mafia, la drogue et les prostituées !"

Ma mère et ma tante ne sont pas soeurs pour rien :)

Meanwhile, le Roumain est en Irlande, no news good news, demain je vais boire un verre avec Tuteur Garçon (et d'autres filles, mais on s'en fout) (un peu) (elles sont maquées, elles sont cools, elles sont mes amies).

28 octobre 2011

Cette note vous est présentée par l'homme qui sait porter la lunette de hipster et le marcel à rayure sans passer pour un plouc (j'ai instauré un Daily Gosling sur Tumblr, on va voir combien de temps ça tient)




J'ai l'impression d'être une fille sans coeur, un monstre en train de piétiner les sentiments du Roumain.
Ca commence à devenir plus qu'évident.
Il m'a proposée d'aller boire un verre ce soir, j'ai dit oui puisque l'organisation d'une autre soirée avec d'autres gens a été reportée à la semaine prochaine.
J'ai dit oui, j'ai eu des réponses instantanées, des textos dans la seconde, il est arrivé pile à l'heure, ce qui n'arrive jamais.
Deux minutes après avoir accepté, j'ai regretté, parce que je savais que pour lui c'était plus que boire un verre entre potes.
On s'est assis au bar l'un à côté de l'autre, on a discuté, une autre fille trocoule de la classe était là (ce pub irlandais à côté de chez moi est sa deuxième maison *coeur coeur*), et lorsque le Roumain s'est absenté deux secondes, elle s'est assise à côté de moi et dès la deuxième phrase:

"alors, des potins ? toi et le Roumain ? uhuh ! je l'ai vu arriver, il m'a dit qu'il t'attendait, je me suis dit ouhlala"

Voilà.
C'est arrivé au stade où absolument tout le monde s'attend à ce que ça se fasse, et je suis la seule à ne pas avoir envie.

Je suis une fille sans coeur qui ne veut pas d'un mec adorable, disponible et sans défaut majeur.

Et au milieu de la soirée, il m'a posée cette question venue de nulle part qui a failli me faire tomber de mon tabouret:
"et Blond ? tu as pensé quoi de son retour ?"

awkward moment bonsoir.

J'ai improvisé, mal, j'ai voulu changé de sujet, j'ai pas réussi, je suis très mauvaise, je devrais demander à Blond comment il fait pour dévier la conversation sans que personne ne se rende compte de rien, moi je sais pas faire. Je me suis vue m'engluer toute seule sur mon "euh, bah c'était sympa, euh, voilà quoi, c'était cool, hum, hein ?" 

Je suis partie à 23h30, il voulait que je reste, je savais plus quoi faire, il part en Irlande, on va pas se revoir avant deux semaines, je commence à flipper de lui faire du mal.

25 octobre 2011

Ce message vous est présenté par l'homme qui sait manger une pizza proprement (mais quid des spaghetti bolo ceci dit ?)


En bas des escaliers du métro il y a cette affiche du film avec Ryan Gosling et George Clooney, que je fixe tout en descendant les marches sans me vautrer sur les feuilles mortes et en récupérant ma carte de bus (multitask !). Je n'ai toujours pas retenu le titre français du film parce qu'à chaque fois je me dis que ce combo mi Ryan mi George est oh so cool. J'oublie de dire bonjour au gugus qui fait le pied de grue au niveau des composteurs de cartes, je voudrais embarquer l'affiche qui va certainement être retirée à la rentrée. Ces gens neuneus qui mettent des affiches de film trois jours avant les vacances.

Je n'ai toujours pas trouvé de lunettes qui me vont et qui me plaisent parce que j'ai découvert que j'avais le nez plus fin que la moyenne (des filles tueraient mais ne savent pas qu'un nez fin entraine des sinus capricieux), associé à une tête large (héritage de ma grand-mère maternelle) (un jour je trouverai un avantage physique à long terme provenant d'une obscure grande tante, mais pour l'instant, c'est pas vraiment ça). Je suis donc tiraillée entre des lunettes confortables mais qui ne me plaisent pas ou des lunettes qui me plaisent mais qui vont me marquer le nez à mort. 

Je ne sais pas trop si je dois me permettre de relancer cette soirée entre gens du tutorat qui était prévue cette semaine (oui, tout le monde est dispo) (et personne ne propose rien), vu que je ne suis pas l'organisatrice officielle. Mais ces gens sont cools et on n'a jamais trop d'amis cools.
D'ailleurs, j'ai conclu que les gens 2.0 friendly étaient certainement plus cools que la moyenne, parce qu'on n'a jamais trop de vidéos youtube mi meta mi ironic mi omg (oui ça fait trois mi) sur son facebook et les facebooks de ses amis cools. Ca redonne foi en l'humanité.

Samedi j'ai croisé une vraie blogueuse mode en ville pour la première fois de ma vie (une copine de Garçon Tuteur) (ce mec est so 2.0 friendly). Une blogueuse mode se repère à 15km, facile. Ce combo robe à fleurs, headband, platform shoes rouges et mille sacs de shopping, ça ne trompe pas. Ma mère l'a trouvée vulgaire (normal), moi je l'ai trouvée voyante (vu que même ma mère l'a repérée).

Et je reblog trop de photos de Ryan Gosling, mais c'est normal. J'ai beaucoup de travail, je compense.

role model mondial


PS: merci pour vos commentaires sur Blond. J'ai pas de gif qui envoie des bisous, mais vous voyez l'idée :)
Bisous !

19 octobre 2011

Blond, les clopes, le Québec, la vie

J'ai stressé. A mort. A 11h30 j'avais totalement décroché du cours de litté. A 11h45 je triturais frénétiquement mon stylo. A 11h55 j'étais au bord de l'implosion. A midi je suis sortie, je suis tombée sur Miss Grosnichons qui était aussi de retour parce que c'est les vacances scolaires en Albion et la grande migration des assistants de français, on a poliment parlé, je ne lui ai pas dit que son mémoire était nul, elle fait son M2 sur la Brit Pop, parce que c'est une encyclopédie musicale qui a découvert Oasis en 2007 (true story) et le NME en 2010 grâce à moi.

ENCYCLOPEDIE !

A 12h03 je fonçais aux toilettes vérifier que j'avais une tête présentable puis je suis allée vers la BU avec le Roumain.

Et puis, personne. La pression est retombée d'un coup, on a attendu deux minutes et l'appel du ventre étant plus fort, on est allé manger.
A 13h, toujours rien. Le Roumain émettait l'hypothèse qu'il avait loupé son train, qu'il avait eu la flemme de venir, moi je me disais que c'était la deuxième fois qu'il me plantait, que j'aurais dû m'y attendre et qu’étonnamment, je n'étais pas furieuse.
Limite soulagée, c'est bon, pas de awkward silence dans la conversation, par de liquéfaction intérieure, tout est normal.
A 13h45 je me préparais pour mon rendez-vous avec un ponte québécois de la sociologie qui fait une série de conférence à la fac depuis une semaine. Pause facebook, message de Blond, on peut se voir à 14h.

Le boulet galactique était de retour, j'avais mon rendez-vous à 14h pile. Whatever, la réussite de mon mémoire passe mille fois devant Blond pas capable de se tenir à son planning.

A 15h20, je sortais de mon rendez-vous, joie, bonheur, mon sujet de mémoire est "à la pointe". Le Québec, les Québécois, l'accent et Céline Dion, je vous aime tellement. Même si j'ai eu 5 minutes de décrochage, à me demander si j'allais vraiment voir Blond finalement, et je me suis ressaisie, focus focus, j'ai un mec super intelligent qui me dit que j'ai de bonnes idées.

A 15h30 je me suis dirigée automatiquement vers la BU, vers the place où j'ai passé des après-midis à espérer croiser Blond, à élaborer des stratégies militaires pour m'asseoir à côté de lui, à live twitter mon désespoir.

Il était là, à discuter avec le Roumain, flash back janvier-mai 2011.

Heureusement j'étais toutes ragaillardie par mon succès québécois, j'ai dit bonjour, et j'ai entrainé tout ce petit monde dans ma quête pour récupérer les photocopies de mon cours de L1. J'ai fait la fille vachement occupée de la vie qui avait tout de même trouvé deux minutes de pause dans son emploi du temps de ministre.

On a fini par se poser, boire un (deuxième) café (de la journée) et fumer la dernière cigarette de mon paquet.

Rien n'a changé, pas sa barbe de trois jours, pas ses cheveux légèrement en vrac, pas son blouson, ni son pull, ni son tshirt. Il met désormais des chaussures pointues d'agent immobilier avec un pantalon de costume mal coupé, ce qui lui donne un air globalement ridicule. Mais comme dit ma mère qui n'approuve ni mes shorts ni mes jupes, il faut savoir être présentable quand on donne des cours.
Il ne parle toujours pas de sa copine, il change toujours de sujet très rapidement quand on s'en approche trop ("et alors tu vas souvent à Londres ?" "Ouais. Et sinon toi les cours de M2 ?" .......), tout est pareil.
Sauf que je ne me suis pas liquéfiée de l'intérieur, pas comme la fois où je l'ai vu revenir des vacances de Pâques bronzé par deux semaines de surf, pas comme lorsque je passais tous les jours devant chez lui en espérant le croiser "par hasard", pas comme lorsque je le cherchais à la BU.
Je suis restée très normale, j'étais presque contente de le revoir (mais aussi contente qu'il reparte), 25 minutes à discuter sans le maudire à la fin, sans souhaiter sa mort et sans me sentir comme une merde dès son départ.

J'ai jeté mon dernier paquet de cigarettes à la poubelle et je suis allée à la bibliothèque d'anglais pour travailler. Aka rigoler pendant une heure avec Tuteur Garçon (qui a une pote blogueuse mode, gloire !) et sa pote trocoule qui lit Virgo et qui déteste Miss Grosnichons. Je n'ai pas ruminé, je n'ai pas eu le temps, je n'y ai pas pensé, j'ai de nouveaux amis et je ne vais plus à la BU, dans cet endroit maudit où j'ai globalement perdu mon temps avec Blond.

C'était bien, j'ai flippé ma maman comme lorsque j'ai revu BFF en avril dernier et qu'en fait tout s'est bien passé, passons à autre chose, aux vrais gens de la vraie vie, vraiment là.

18 octobre 2011

Bon alors je déballe mon attention-whore-itude là sur twitter, et puis le monde s'en fout, bande de gueux des bois.

Cet après-midi j'ai reçu un message de Blond.

salut, je serai à la BU demain à midi, on pourrait de se voir, et aller boire un verre avec le Roumain ?

OUAIS BAH VOILA, PREVIENS MOI 24H A L'AVANCE A PEINE QUOI !

J'ai déballé mon emploi de temps de ministre car il s'avère que j'ai effectivement un emploi du temps de ministre demain (aka un rendez-vous avec un ponte québécois de la sociologie qui me fout moins les miquettes grâce à son accent québécois et que tu peux me dire ce que tu veux avec l'accent québécois, ça me fera toujours rigoler), et j'ai dit oui oui, entre mes multiples activités, je peux te caser entre mon rendez-vous über important et mon cours de méthodo que je donne comme une vraie prof un peu, ou bien avant mon rendez-vous über important et mon cours de littérature, mais là ça va être short tuvoi, et puis je finis tard le soir, alors voilà quoi.

(enfin en vrai, j'ai pas exactement dit ça, mais c'était l'intertextualité des deux lignes de message)

BREYF, je suis pas trop dispo pour voir son altesse.

Je ne sais pas si je mets un short mais je pense que non, il va certainement pleuvoir. de toute façon j'ai mes lunettes (je cherche une réplique à sa réflexion "han t'as des lunettes ?!"), les lunettes annulent beaucoup de choses, j'ai toujours pas inclus cet accessoire à ma sexiness globale, j'aime pas ça (et ma mère, en plus de me dire que je perds mes cheveux, m'a dit que mon oeil gauche partait légèrement à gauche et n'était pas complètement parallèle au droit, parce que j'avais hérité de ce détail paternel de strabisme divergent avec la vieillesse, en cadeau bonus de la myopie) (et bien sûr j'avais jamais remarqué avant samedi chez Afflelou, et maintenant ça m'obsède) (ma mère est trocoule) (mais en vrai ça se voit pas).

Donc sur ce, je vais me coucher, je suis hyper zen, hyper détendue, il me reste trois cigarettes, et j'ai pas spécialement envie d'enrichir les caisses de l'Etat, donc elles finiront sur Blond le retour, parce qu'il va falloir en finir un jour.

Demain, midi, BU, liquéfaction inside.

16 octobre 2011

Freaks and Geeks

Jeudi dernier, je sortais de Grand Optical vaguement désespérée par mon impossibilité de me choisir des lunettes, quand je suis tombée par hasard sur une de mes BFF de lycée. 5 ans que je l'avais pas vue, un B-day wish facebook la veille, voilà qu'elle m'invite à sa soirée d'anniv deux jours plus tard.

J'étais toute guillerette, même si je maudissais le fait d'être obligée de faire une soirée avec mes lunettes, chose que j'ai conspuée pendant des années, fière et heureuse d'afficher mes yeux sans rien devant. 
Back to 2004. A tout point de vue.

Je n'avais pas demandé qui serait là, si le trio de geeks qui était notre caution "copains garçons" se reformerait et si on aurait droit à des discussions à base de Warhammers. Parce qu'ils sont toujours là dedans, en témoigne un album photo facebook que je n'arrive plus à retrouver mais qui m'avait marquée, cette putain de photo de groupe de winners ! Le geek chic est une vue de l'esprit des scénaristes de série télé, telle la Manic Pixie Dream Girl. IRL, rien de tout ça.

Par contre, je n'avais pas du tout envisagé le fait de revoir ma super BFF de lycée, ma jumelle à tout point de vue, mon deuxième moi, celle avec qui tout était si fusionnel qu'on a rompu dans le sang et les larmes, avant que je ne reprenne contact pour m'excuser platement trois ans après, mais sans pour autant se revoir. Parce que l'angoisse de n'avoir rien à lui dire, l'angoisse de la voir à un stade supérieur au mien (coucou je suis fiancée/mariée/enceinte/working girl ??), et l'angoisse tout court.

Et boum, elle était là. Il y a eu les trois premières minutes de flottement, that awkward moment où tu revois ta super BFF que tu n'as pas vue depuis 6 ans, et très vite c'était reparti comme en 40. Avec son copain en plus. J'angoissais un peu, j'avais peur de tenir la chandelle (souvenir ému de ses soirées de merde à Manchester avec BFF et son Anglais, eurk), mais c'était ma super BFF quand même, on ne laisse pas une amie sur le bord de la route parce qu'on a amené son "mari" comme elle dit. 
Elle est toujours ultra drôle, cynique, méchante, intelligente, excentrique, folle et adorable. Elle est la preuve que tu peux critiquer absolument tout le monde sans exception, être mille fois pire que moi (je passe pour un Bisounours à côté, je me suis tellement calmée depuis le lycée) et ne pas finir seule dévorée par des bergers allemands parce qu'elle emménage avec son copain dans deux semaines. J'étais heureuse de la voir heureuse, de voir un mec qui sait gérer des élans de second degré incontrôlés sans perdre pied, de voir un couple anti niaiserie, et de mettre une claque à toutes ces filles qui tombent dans la guimauve et le racisme humoristique dès qu'elles sont en couple et fières de l'être.
On a passé toute la soirée à discuter, à rigoler, à se moquer de l'unique représentant du trio de geeks venu ce soir là (il portait des sandales. DES SANDALES. des vieux trucs de hippie. pieds nus. On voyait ses orteils ! le tout avec un tshirt Goldorak, des cheveux longs, une barbe de trois jours en vrac et 10 kg de plus qu'en 2004. Et ce même geek m'a demandée cash dès la 3e phrase "alors, y-t-il un homme dans ta vie ?" SRSLY ?), à parler de notre avenir incertain et à réaliser qu'on avait un parcours complètement similaire (Erasmussie, réorientation universitaire sauvage, initiation à l'italien, aucune idée pour un vrai boulot, aucune envie d'échouer au pôle emploi).

La soirée était relativement pépère, on était loin du rythme de ces foufous de 21 ans qui bougent leur booty jusqu'au bout de la night. Les mecs avaient l'air vieux (hello mon âge), j'ai senti que je vivais dans une faille temporelle depuis quelques années, ça fait 4 ans que j'ai entre 20 et 22 ans.

Whatever, j'ai retrouvé ma super BFF, back to 2004, même le vendeur de chez Krys pense que j'ai 18ans et demi vu comment il s'est mis à me tutoyer sauvagement au bout de la 3e paire de lunettes. L'effet Converses + ma mère + on fait jeune dans la famille. Lowl.

7 octobre 2011

Les nouveaux gens

Ok, je n'ai plus Super Pote.
Ok, je n'ai plus Beau sur qui baver. Il n'y a plus de mecs sur qui baver. Il ne reste que le pote de Beau, qui est DJ, qui a un ipad, mais qui est sympa en fait. En fait.
Ok, je n'ai plus trop Blond. Même si je vais réussir à le faire poireauter 10 jours avec au milieu un petit "je te réponds bientôt mais là j'ai pas le temps". Parce que j'ai une vie, du travail, et une flemme qui grandit un peu plus chaque jour.

Mais finalement il y a les autres. Les autres qui ont pour deuxième maison le pub irlandais au bout de ma rue. Coeur avec les mains. Même si j'aime beaucoup moins ce pub que mon premier QG qui a connu ces pauses clopes avec Blond. Ce pub qui a un choix relativement restreint de bière (ils n'ont pas de Carlsberg, bière de ma vie et de mon erasmussie, ni de Leffe, tu vois le drame), mais qui fait la pinte à 4€ quelque chose sans happy hour (je crois qu'ils n'ont pas d'happy hour en fait) (il n'ont pas beaucoup de trottoir non plus) (ils ont juste la proximité).

Donc les autres ont proposé de boire un verre hier, les gens sont venus, pas tous mais la sélection était bien. Et surtout Mr Relou n'est pas venu.
Du coup, on a parlé de lui.
Et j'ai découvert que Mr Relou était un relou pour tout le monde. Un relou attendrissant pour certains, relou tout court pour d'autres, mais globalement les points de vue se rejoignaient.
Je crois que je ne sais vraiment pas me faire des amis sans trouver une connaissance commune à critiquer et sentir cette solidarité dans la vanne.
Je suis méchante, ça ne changera jamais. Et j'ai trouvé une autre fille tout aussi méchante, qui imite tellement bien Meg Ryan et qui raconte les histoires comme personne.
Je crois qu'elle est lesbienne, mais j'en suis pas sûre, mais elle est in a relationship avec ce qui me semblait être sa BFF et elle connait mon autre copine lesbienne. Mais je l'ai convaincue de regarder Freaks and Geeks sur l'argument James Franco. Gaydar perturbé.

Et puis je n'étais pas assise à côté du Roumain, ce qui ne m'était pas arrivée depuis au moins 3 jeudi soirs. J'étais à un bout de la table, lui à l'autre bout. Il n'est pas venu en cours le matin, je ne l'avais pas vu de la journée.
Je me suis dit, c'est le test, voyons ce qu'il se passe.
Il s'est passé que j'ai commencé à m'ennuyer avec ces gens de mon bout de table, je me suis levée pour aller aux toilettes, je suis passée du côté du Roumain, il a entamé la conversation quand je suis revenue et voyant que j'avais bien plus de trucs à raconter sur ce côté de la table, une fille m'a laissée sa place. A côté du Roumain. Qui a été le seul à remarquer que j'avais remis mes lentilles, malgré la distance tablesque.
Voilà.
Même si c'était plus comme ne pas être assis à côté de ton/ta BFF et de ne pas pouvoir rigoler, plutôt que de ne pas être assise à côté d'un mec qui te plait. Systématiquement il termine sa soirée avec d'autres amis, et je ne me demande jamais qui sont ces amis, ce qu'il fait, où il va, et avec qui. Je rentre, épicétou.

Et il faudrait que je réponde à Blond. Peut-être. Un jour.

5 octobre 2011

Environnement

Bon, j'ai voulu écrire une autre note sur un manuel de français pour étrangers que j'ai trouvé à la fac, et un article sur les célibataires des 90s assez priceless, mais uploader des images sur blogger, c'est la merde un peu. J'ai posté ça sur Facebook, mes amis facebook sont moyennement drôles en fait. (on s'habitue vite à une moyenne de 10 people like this sur un statut, en avoir que trois, c'est tout de suite un peu la louze).

Anyway, j'ai vidé mon appareil photo, et ça fait deux mois que je vis dans ce nouvel appart proche de tout. Je m'y fais, tranquille. A part la déco tuvoi.

J'ai déménagé avec classe en baladant mes culottes dans une valise vintage de ma mère, valise qui héberge depuis mes Barbies.


laklasse à Brick Lane

Et puis ma chambre s'est vidée. C'était bizarre, mais je n'étais pas triste, ni mélancolique, ni rien. Je ne le suis toujours pas parce que je ne passe plus jamais dans le quartier, je suis passée à autre chose d'un coup. Un truc franc et direct. On n'habite plus là.

Je suis passée d'une grande maison à un grand appart (coucou les 100m²), d'une grande chambre à quelque chose de similaire à ce que j'avais à Manchester. D'ailleurs je n'avais plus l'impression d'être à Rennes pendant les première semaines. Ce n'était plus la maison, c'était autre chose encore indéfini.

Mais surtout je suis passée d'une déco sobre et majoritairement blanche suite à une lubie de ma mère à vouloir tout repeindre en blanc, à quelque chose de plus.... 


Maintenant tout le matins je dois traverser le couloir de la mort girly, cet hommage vibrant à Valérie Damidot et à Barbie, ce combo fushia + fleurs psychédéliques.
Un truc viril quoi.

Voyant ça le jour de la visite, mon père a lâché un "ça pète", la propriétaire sentait qu'elle avait un supporter de premier ordre sur ses choix artistiques, elle lui a demandé "ça vous plait ?", il lui a répondu "pas du tout". Maintenant elle nous kiffe. On a appris plus tard qu'elle avait tout redécoré avec son beau-père. Une vengeance familiale sur plusieurs générations se cache certainement là dessous.

On avait déjà des craintes en arrivant, quand on a vu que ces foufous de propriétaires avaient associé un carrelage à carreaux bicolore à une tapisserie à rayures.



Ne pas avoir peur des motifs. Jamais.

Je pense être une concurrente sérieuse à Pandora niveau déco d'appart. A mort la sobriété, 2011 est l'année de la tapisserie.

Ensuite, on passera à la cuisine et sa frise de femmes nues. Oui. Mes propriétaires sont des gens formidables.

30 septembre 2011

Vous soûlerais-je avec mon mono sujet ?

Hein ?
Je me soule moi-même, alors...
Mais bon, c'est ça ou me plaindre que depuis que j'ai 25ans, plus rien ne va, je fais des allergies cutanées toutes les semaines, j'entrevois vaguement la fin de ma conjonctivite mais je suis presque sûre que je ne vais pas pouvoir remettre mes lentilles, et je perds mes cheveux parce que j'ai hérité du capillariat naturel de merde de mon père et de ma grand-mère (qui a des nano cheveux à 90ans, mais elle a 90ans quoi ! dont au moins 50ans de décoloration). Toute les semaines je me fais une mini crise d'angoisse de calvitie à 30 ans juste parce que ma hair line a plus ou moins reculé d'un demi centimètre et que mes petites mèches disparaissent pour laisser places à des petits cheveux clairsemés qui ne poussent pas. Et c'est tellement blond et fin que ça se voit à peine à moins d'un mètre de distance.
La vieillesse, si jeune.

Et je ne tiens plus la bière, c'est dramatique.
Deux pintes hier soir, me voilà à me coucher half drunk et half vaseuse sur le coup de 1h. Et même half drunk avec le Roumain juste là (comme toujours), bah rien. Alors que je commençais à parler anglais un peu trop fort et que je ne retrouvais plus rien dans mon sac, ce qui était le signe évident d'une alcoolémie avancée.
Donc même en me forçant pas, ça vient pas. C'est tout. Il est donc possible de rester amie avec un mec hétéro n'ayant pas de défaut majeur (je cherche toujours un défaut même mineur ceci dit).
Voyant que lui et moi, ça resterait platonique, j'ai enfin abordé publiquement le sujet Blond avec lui et Top Copine (aux 3/4 de la première pinte pour ne pas commencer à sortir ma logorrhée habituelle "ce mec est un con que je n'arrive pas à me sortir de la tête").
Personne ne sait s'il a soutenu son mémoire, s'il a obtenu son année, ni pourquoi il s'est barré en louzdé sans dire au revoir à personne. Il était sur Rennes fin juin, le Roumain l'a croisé à la fac, Blond voulait boire un verre avec lui mais il n'avait pas le temps parce que la Roumanie was calling le lendemain matin. Blond devait reprendre son train à 17h, et il est parti. Et no news pendant trois mois.
Après avoir relu deux fois son mail (parce que j'ai tendance à lire la première phrase, la dernière, et ensuite à m'énerver pendant 24h), il m'a sorti tout un speech sur des compensations de notes, un redoublement impossible et plein de trucs complètement obscurs.
Mais je sens que l'élucidation du mystère est proche, à mort les sous entendus à la con, un bon "je comprends rien à ce que tu me racontes, qu'est ce que t'as foutu entre mai et juin bordel ?" et on sera fixé.

Et j'ai décidé d'arrêter d'écouter ma playlist "Suicide Collectif" (que j'uploaderai sur 8tracks), parce qu'elle est assez efficace (mourir seule et chauve, how exciting !). Alors lisons Rookie Mag pour rester jeune et cool.