28 octobre 2011

Cette note vous est présentée par l'homme qui sait porter la lunette de hipster et le marcel à rayure sans passer pour un plouc (j'ai instauré un Daily Gosling sur Tumblr, on va voir combien de temps ça tient)




J'ai l'impression d'être une fille sans coeur, un monstre en train de piétiner les sentiments du Roumain.
Ca commence à devenir plus qu'évident.
Il m'a proposée d'aller boire un verre ce soir, j'ai dit oui puisque l'organisation d'une autre soirée avec d'autres gens a été reportée à la semaine prochaine.
J'ai dit oui, j'ai eu des réponses instantanées, des textos dans la seconde, il est arrivé pile à l'heure, ce qui n'arrive jamais.
Deux minutes après avoir accepté, j'ai regretté, parce que je savais que pour lui c'était plus que boire un verre entre potes.
On s'est assis au bar l'un à côté de l'autre, on a discuté, une autre fille trocoule de la classe était là (ce pub irlandais à côté de chez moi est sa deuxième maison *coeur coeur*), et lorsque le Roumain s'est absenté deux secondes, elle s'est assise à côté de moi et dès la deuxième phrase:

"alors, des potins ? toi et le Roumain ? uhuh ! je l'ai vu arriver, il m'a dit qu'il t'attendait, je me suis dit ouhlala"

Voilà.
C'est arrivé au stade où absolument tout le monde s'attend à ce que ça se fasse, et je suis la seule à ne pas avoir envie.

Je suis une fille sans coeur qui ne veut pas d'un mec adorable, disponible et sans défaut majeur.

Et au milieu de la soirée, il m'a posée cette question venue de nulle part qui a failli me faire tomber de mon tabouret:
"et Blond ? tu as pensé quoi de son retour ?"

awkward moment bonsoir.

J'ai improvisé, mal, j'ai voulu changé de sujet, j'ai pas réussi, je suis très mauvaise, je devrais demander à Blond comment il fait pour dévier la conversation sans que personne ne se rende compte de rien, moi je sais pas faire. Je me suis vue m'engluer toute seule sur mon "euh, bah c'était sympa, euh, voilà quoi, c'était cool, hum, hein ?" 

Je suis partie à 23h30, il voulait que je reste, je savais plus quoi faire, il part en Irlande, on va pas se revoir avant deux semaines, je commence à flipper de lui faire du mal.

25 octobre 2011

Ce message vous est présenté par l'homme qui sait manger une pizza proprement (mais quid des spaghetti bolo ceci dit ?)


En bas des escaliers du métro il y a cette affiche du film avec Ryan Gosling et George Clooney, que je fixe tout en descendant les marches sans me vautrer sur les feuilles mortes et en récupérant ma carte de bus (multitask !). Je n'ai toujours pas retenu le titre français du film parce qu'à chaque fois je me dis que ce combo mi Ryan mi George est oh so cool. J'oublie de dire bonjour au gugus qui fait le pied de grue au niveau des composteurs de cartes, je voudrais embarquer l'affiche qui va certainement être retirée à la rentrée. Ces gens neuneus qui mettent des affiches de film trois jours avant les vacances.

Je n'ai toujours pas trouvé de lunettes qui me vont et qui me plaisent parce que j'ai découvert que j'avais le nez plus fin que la moyenne (des filles tueraient mais ne savent pas qu'un nez fin entraine des sinus capricieux), associé à une tête large (héritage de ma grand-mère maternelle) (un jour je trouverai un avantage physique à long terme provenant d'une obscure grande tante, mais pour l'instant, c'est pas vraiment ça). Je suis donc tiraillée entre des lunettes confortables mais qui ne me plaisent pas ou des lunettes qui me plaisent mais qui vont me marquer le nez à mort. 

Je ne sais pas trop si je dois me permettre de relancer cette soirée entre gens du tutorat qui était prévue cette semaine (oui, tout le monde est dispo) (et personne ne propose rien), vu que je ne suis pas l'organisatrice officielle. Mais ces gens sont cools et on n'a jamais trop d'amis cools.
D'ailleurs, j'ai conclu que les gens 2.0 friendly étaient certainement plus cools que la moyenne, parce qu'on n'a jamais trop de vidéos youtube mi meta mi ironic mi omg (oui ça fait trois mi) sur son facebook et les facebooks de ses amis cools. Ca redonne foi en l'humanité.

Samedi j'ai croisé une vraie blogueuse mode en ville pour la première fois de ma vie (une copine de Garçon Tuteur) (ce mec est so 2.0 friendly). Une blogueuse mode se repère à 15km, facile. Ce combo robe à fleurs, headband, platform shoes rouges et mille sacs de shopping, ça ne trompe pas. Ma mère l'a trouvée vulgaire (normal), moi je l'ai trouvée voyante (vu que même ma mère l'a repérée).

Et je reblog trop de photos de Ryan Gosling, mais c'est normal. J'ai beaucoup de travail, je compense.

role model mondial


PS: merci pour vos commentaires sur Blond. J'ai pas de gif qui envoie des bisous, mais vous voyez l'idée :)
Bisous !

19 octobre 2011

Blond, les clopes, le Québec, la vie

J'ai stressé. A mort. A 11h30 j'avais totalement décroché du cours de litté. A 11h45 je triturais frénétiquement mon stylo. A 11h55 j'étais au bord de l'implosion. A midi je suis sortie, je suis tombée sur Miss Grosnichons qui était aussi de retour parce que c'est les vacances scolaires en Albion et la grande migration des assistants de français, on a poliment parlé, je ne lui ai pas dit que son mémoire était nul, elle fait son M2 sur la Brit Pop, parce que c'est une encyclopédie musicale qui a découvert Oasis en 2007 (true story) et le NME en 2010 grâce à moi.

ENCYCLOPEDIE !

A 12h03 je fonçais aux toilettes vérifier que j'avais une tête présentable puis je suis allée vers la BU avec le Roumain.

Et puis, personne. La pression est retombée d'un coup, on a attendu deux minutes et l'appel du ventre étant plus fort, on est allé manger.
A 13h, toujours rien. Le Roumain émettait l'hypothèse qu'il avait loupé son train, qu'il avait eu la flemme de venir, moi je me disais que c'était la deuxième fois qu'il me plantait, que j'aurais dû m'y attendre et qu’étonnamment, je n'étais pas furieuse.
Limite soulagée, c'est bon, pas de awkward silence dans la conversation, par de liquéfaction intérieure, tout est normal.
A 13h45 je me préparais pour mon rendez-vous avec un ponte québécois de la sociologie qui fait une série de conférence à la fac depuis une semaine. Pause facebook, message de Blond, on peut se voir à 14h.

Le boulet galactique était de retour, j'avais mon rendez-vous à 14h pile. Whatever, la réussite de mon mémoire passe mille fois devant Blond pas capable de se tenir à son planning.

A 15h20, je sortais de mon rendez-vous, joie, bonheur, mon sujet de mémoire est "à la pointe". Le Québec, les Québécois, l'accent et Céline Dion, je vous aime tellement. Même si j'ai eu 5 minutes de décrochage, à me demander si j'allais vraiment voir Blond finalement, et je me suis ressaisie, focus focus, j'ai un mec super intelligent qui me dit que j'ai de bonnes idées.

A 15h30 je me suis dirigée automatiquement vers la BU, vers the place où j'ai passé des après-midis à espérer croiser Blond, à élaborer des stratégies militaires pour m'asseoir à côté de lui, à live twitter mon désespoir.

Il était là, à discuter avec le Roumain, flash back janvier-mai 2011.

Heureusement j'étais toutes ragaillardie par mon succès québécois, j'ai dit bonjour, et j'ai entrainé tout ce petit monde dans ma quête pour récupérer les photocopies de mon cours de L1. J'ai fait la fille vachement occupée de la vie qui avait tout de même trouvé deux minutes de pause dans son emploi du temps de ministre.

On a fini par se poser, boire un (deuxième) café (de la journée) et fumer la dernière cigarette de mon paquet.

Rien n'a changé, pas sa barbe de trois jours, pas ses cheveux légèrement en vrac, pas son blouson, ni son pull, ni son tshirt. Il met désormais des chaussures pointues d'agent immobilier avec un pantalon de costume mal coupé, ce qui lui donne un air globalement ridicule. Mais comme dit ma mère qui n'approuve ni mes shorts ni mes jupes, il faut savoir être présentable quand on donne des cours.
Il ne parle toujours pas de sa copine, il change toujours de sujet très rapidement quand on s'en approche trop ("et alors tu vas souvent à Londres ?" "Ouais. Et sinon toi les cours de M2 ?" .......), tout est pareil.
Sauf que je ne me suis pas liquéfiée de l'intérieur, pas comme la fois où je l'ai vu revenir des vacances de Pâques bronzé par deux semaines de surf, pas comme lorsque je passais tous les jours devant chez lui en espérant le croiser "par hasard", pas comme lorsque je le cherchais à la BU.
Je suis restée très normale, j'étais presque contente de le revoir (mais aussi contente qu'il reparte), 25 minutes à discuter sans le maudire à la fin, sans souhaiter sa mort et sans me sentir comme une merde dès son départ.

J'ai jeté mon dernier paquet de cigarettes à la poubelle et je suis allée à la bibliothèque d'anglais pour travailler. Aka rigoler pendant une heure avec Tuteur Garçon (qui a une pote blogueuse mode, gloire !) et sa pote trocoule qui lit Virgo et qui déteste Miss Grosnichons. Je n'ai pas ruminé, je n'ai pas eu le temps, je n'y ai pas pensé, j'ai de nouveaux amis et je ne vais plus à la BU, dans cet endroit maudit où j'ai globalement perdu mon temps avec Blond.

C'était bien, j'ai flippé ma maman comme lorsque j'ai revu BFF en avril dernier et qu'en fait tout s'est bien passé, passons à autre chose, aux vrais gens de la vraie vie, vraiment là.

18 octobre 2011

Bon alors je déballe mon attention-whore-itude là sur twitter, et puis le monde s'en fout, bande de gueux des bois.

Cet après-midi j'ai reçu un message de Blond.

salut, je serai à la BU demain à midi, on pourrait de se voir, et aller boire un verre avec le Roumain ?

OUAIS BAH VOILA, PREVIENS MOI 24H A L'AVANCE A PEINE QUOI !

J'ai déballé mon emploi de temps de ministre car il s'avère que j'ai effectivement un emploi du temps de ministre demain (aka un rendez-vous avec un ponte québécois de la sociologie qui me fout moins les miquettes grâce à son accent québécois et que tu peux me dire ce que tu veux avec l'accent québécois, ça me fera toujours rigoler), et j'ai dit oui oui, entre mes multiples activités, je peux te caser entre mon rendez-vous über important et mon cours de méthodo que je donne comme une vraie prof un peu, ou bien avant mon rendez-vous über important et mon cours de littérature, mais là ça va être short tuvoi, et puis je finis tard le soir, alors voilà quoi.

(enfin en vrai, j'ai pas exactement dit ça, mais c'était l'intertextualité des deux lignes de message)

BREYF, je suis pas trop dispo pour voir son altesse.

Je ne sais pas si je mets un short mais je pense que non, il va certainement pleuvoir. de toute façon j'ai mes lunettes (je cherche une réplique à sa réflexion "han t'as des lunettes ?!"), les lunettes annulent beaucoup de choses, j'ai toujours pas inclus cet accessoire à ma sexiness globale, j'aime pas ça (et ma mère, en plus de me dire que je perds mes cheveux, m'a dit que mon oeil gauche partait légèrement à gauche et n'était pas complètement parallèle au droit, parce que j'avais hérité de ce détail paternel de strabisme divergent avec la vieillesse, en cadeau bonus de la myopie) (et bien sûr j'avais jamais remarqué avant samedi chez Afflelou, et maintenant ça m'obsède) (ma mère est trocoule) (mais en vrai ça se voit pas).

Donc sur ce, je vais me coucher, je suis hyper zen, hyper détendue, il me reste trois cigarettes, et j'ai pas spécialement envie d'enrichir les caisses de l'Etat, donc elles finiront sur Blond le retour, parce qu'il va falloir en finir un jour.

Demain, midi, BU, liquéfaction inside.

16 octobre 2011

Freaks and Geeks

Jeudi dernier, je sortais de Grand Optical vaguement désespérée par mon impossibilité de me choisir des lunettes, quand je suis tombée par hasard sur une de mes BFF de lycée. 5 ans que je l'avais pas vue, un B-day wish facebook la veille, voilà qu'elle m'invite à sa soirée d'anniv deux jours plus tard.

J'étais toute guillerette, même si je maudissais le fait d'être obligée de faire une soirée avec mes lunettes, chose que j'ai conspuée pendant des années, fière et heureuse d'afficher mes yeux sans rien devant. 
Back to 2004. A tout point de vue.

Je n'avais pas demandé qui serait là, si le trio de geeks qui était notre caution "copains garçons" se reformerait et si on aurait droit à des discussions à base de Warhammers. Parce qu'ils sont toujours là dedans, en témoigne un album photo facebook que je n'arrive plus à retrouver mais qui m'avait marquée, cette putain de photo de groupe de winners ! Le geek chic est une vue de l'esprit des scénaristes de série télé, telle la Manic Pixie Dream Girl. IRL, rien de tout ça.

Par contre, je n'avais pas du tout envisagé le fait de revoir ma super BFF de lycée, ma jumelle à tout point de vue, mon deuxième moi, celle avec qui tout était si fusionnel qu'on a rompu dans le sang et les larmes, avant que je ne reprenne contact pour m'excuser platement trois ans après, mais sans pour autant se revoir. Parce que l'angoisse de n'avoir rien à lui dire, l'angoisse de la voir à un stade supérieur au mien (coucou je suis fiancée/mariée/enceinte/working girl ??), et l'angoisse tout court.

Et boum, elle était là. Il y a eu les trois premières minutes de flottement, that awkward moment où tu revois ta super BFF que tu n'as pas vue depuis 6 ans, et très vite c'était reparti comme en 40. Avec son copain en plus. J'angoissais un peu, j'avais peur de tenir la chandelle (souvenir ému de ses soirées de merde à Manchester avec BFF et son Anglais, eurk), mais c'était ma super BFF quand même, on ne laisse pas une amie sur le bord de la route parce qu'on a amené son "mari" comme elle dit. 
Elle est toujours ultra drôle, cynique, méchante, intelligente, excentrique, folle et adorable. Elle est la preuve que tu peux critiquer absolument tout le monde sans exception, être mille fois pire que moi (je passe pour un Bisounours à côté, je me suis tellement calmée depuis le lycée) et ne pas finir seule dévorée par des bergers allemands parce qu'elle emménage avec son copain dans deux semaines. J'étais heureuse de la voir heureuse, de voir un mec qui sait gérer des élans de second degré incontrôlés sans perdre pied, de voir un couple anti niaiserie, et de mettre une claque à toutes ces filles qui tombent dans la guimauve et le racisme humoristique dès qu'elles sont en couple et fières de l'être.
On a passé toute la soirée à discuter, à rigoler, à se moquer de l'unique représentant du trio de geeks venu ce soir là (il portait des sandales. DES SANDALES. des vieux trucs de hippie. pieds nus. On voyait ses orteils ! le tout avec un tshirt Goldorak, des cheveux longs, une barbe de trois jours en vrac et 10 kg de plus qu'en 2004. Et ce même geek m'a demandée cash dès la 3e phrase "alors, y-t-il un homme dans ta vie ?" SRSLY ?), à parler de notre avenir incertain et à réaliser qu'on avait un parcours complètement similaire (Erasmussie, réorientation universitaire sauvage, initiation à l'italien, aucune idée pour un vrai boulot, aucune envie d'échouer au pôle emploi).

La soirée était relativement pépère, on était loin du rythme de ces foufous de 21 ans qui bougent leur booty jusqu'au bout de la night. Les mecs avaient l'air vieux (hello mon âge), j'ai senti que je vivais dans une faille temporelle depuis quelques années, ça fait 4 ans que j'ai entre 20 et 22 ans.

Whatever, j'ai retrouvé ma super BFF, back to 2004, même le vendeur de chez Krys pense que j'ai 18ans et demi vu comment il s'est mis à me tutoyer sauvagement au bout de la 3e paire de lunettes. L'effet Converses + ma mère + on fait jeune dans la famille. Lowl.

7 octobre 2011

Les nouveaux gens

Ok, je n'ai plus Super Pote.
Ok, je n'ai plus Beau sur qui baver. Il n'y a plus de mecs sur qui baver. Il ne reste que le pote de Beau, qui est DJ, qui a un ipad, mais qui est sympa en fait. En fait.
Ok, je n'ai plus trop Blond. Même si je vais réussir à le faire poireauter 10 jours avec au milieu un petit "je te réponds bientôt mais là j'ai pas le temps". Parce que j'ai une vie, du travail, et une flemme qui grandit un peu plus chaque jour.

Mais finalement il y a les autres. Les autres qui ont pour deuxième maison le pub irlandais au bout de ma rue. Coeur avec les mains. Même si j'aime beaucoup moins ce pub que mon premier QG qui a connu ces pauses clopes avec Blond. Ce pub qui a un choix relativement restreint de bière (ils n'ont pas de Carlsberg, bière de ma vie et de mon erasmussie, ni de Leffe, tu vois le drame), mais qui fait la pinte à 4€ quelque chose sans happy hour (je crois qu'ils n'ont pas d'happy hour en fait) (il n'ont pas beaucoup de trottoir non plus) (ils ont juste la proximité).

Donc les autres ont proposé de boire un verre hier, les gens sont venus, pas tous mais la sélection était bien. Et surtout Mr Relou n'est pas venu.
Du coup, on a parlé de lui.
Et j'ai découvert que Mr Relou était un relou pour tout le monde. Un relou attendrissant pour certains, relou tout court pour d'autres, mais globalement les points de vue se rejoignaient.
Je crois que je ne sais vraiment pas me faire des amis sans trouver une connaissance commune à critiquer et sentir cette solidarité dans la vanne.
Je suis méchante, ça ne changera jamais. Et j'ai trouvé une autre fille tout aussi méchante, qui imite tellement bien Meg Ryan et qui raconte les histoires comme personne.
Je crois qu'elle est lesbienne, mais j'en suis pas sûre, mais elle est in a relationship avec ce qui me semblait être sa BFF et elle connait mon autre copine lesbienne. Mais je l'ai convaincue de regarder Freaks and Geeks sur l'argument James Franco. Gaydar perturbé.

Et puis je n'étais pas assise à côté du Roumain, ce qui ne m'était pas arrivée depuis au moins 3 jeudi soirs. J'étais à un bout de la table, lui à l'autre bout. Il n'est pas venu en cours le matin, je ne l'avais pas vu de la journée.
Je me suis dit, c'est le test, voyons ce qu'il se passe.
Il s'est passé que j'ai commencé à m'ennuyer avec ces gens de mon bout de table, je me suis levée pour aller aux toilettes, je suis passée du côté du Roumain, il a entamé la conversation quand je suis revenue et voyant que j'avais bien plus de trucs à raconter sur ce côté de la table, une fille m'a laissée sa place. A côté du Roumain. Qui a été le seul à remarquer que j'avais remis mes lentilles, malgré la distance tablesque.
Voilà.
Même si c'était plus comme ne pas être assis à côté de ton/ta BFF et de ne pas pouvoir rigoler, plutôt que de ne pas être assise à côté d'un mec qui te plait. Systématiquement il termine sa soirée avec d'autres amis, et je ne me demande jamais qui sont ces amis, ce qu'il fait, où il va, et avec qui. Je rentre, épicétou.

Et il faudrait que je réponde à Blond. Peut-être. Un jour.

5 octobre 2011

Environnement

Bon, j'ai voulu écrire une autre note sur un manuel de français pour étrangers que j'ai trouvé à la fac, et un article sur les célibataires des 90s assez priceless, mais uploader des images sur blogger, c'est la merde un peu. J'ai posté ça sur Facebook, mes amis facebook sont moyennement drôles en fait. (on s'habitue vite à une moyenne de 10 people like this sur un statut, en avoir que trois, c'est tout de suite un peu la louze).

Anyway, j'ai vidé mon appareil photo, et ça fait deux mois que je vis dans ce nouvel appart proche de tout. Je m'y fais, tranquille. A part la déco tuvoi.

J'ai déménagé avec classe en baladant mes culottes dans une valise vintage de ma mère, valise qui héberge depuis mes Barbies.


laklasse à Brick Lane

Et puis ma chambre s'est vidée. C'était bizarre, mais je n'étais pas triste, ni mélancolique, ni rien. Je ne le suis toujours pas parce que je ne passe plus jamais dans le quartier, je suis passée à autre chose d'un coup. Un truc franc et direct. On n'habite plus là.

Je suis passée d'une grande maison à un grand appart (coucou les 100m²), d'une grande chambre à quelque chose de similaire à ce que j'avais à Manchester. D'ailleurs je n'avais plus l'impression d'être à Rennes pendant les première semaines. Ce n'était plus la maison, c'était autre chose encore indéfini.

Mais surtout je suis passée d'une déco sobre et majoritairement blanche suite à une lubie de ma mère à vouloir tout repeindre en blanc, à quelque chose de plus.... 


Maintenant tout le matins je dois traverser le couloir de la mort girly, cet hommage vibrant à Valérie Damidot et à Barbie, ce combo fushia + fleurs psychédéliques.
Un truc viril quoi.

Voyant ça le jour de la visite, mon père a lâché un "ça pète", la propriétaire sentait qu'elle avait un supporter de premier ordre sur ses choix artistiques, elle lui a demandé "ça vous plait ?", il lui a répondu "pas du tout". Maintenant elle nous kiffe. On a appris plus tard qu'elle avait tout redécoré avec son beau-père. Une vengeance familiale sur plusieurs générations se cache certainement là dessous.

On avait déjà des craintes en arrivant, quand on a vu que ces foufous de propriétaires avaient associé un carrelage à carreaux bicolore à une tapisserie à rayures.



Ne pas avoir peur des motifs. Jamais.

Je pense être une concurrente sérieuse à Pandora niveau déco d'appart. A mort la sobriété, 2011 est l'année de la tapisserie.

Ensuite, on passera à la cuisine et sa frise de femmes nues. Oui. Mes propriétaires sont des gens formidables.