2 janvier 2012

En 2012 je n'ai pas beaucoup plus avancé dans mon essai de civi qu'en 2011.

En 2012 mon creepy stalker m'appelle toujours. Et il double la mise avec 4 appels en un quart d'heure au lieu des deux habituels.

Du coup, je lui ai dédié une playlist. Britney, les Spice Girls, le girl power vaincra. Ou du moins, il distraira le stalker.



En 2012 j'ai updaté ma playlist de suicide collectif car c'est la saison des ruptures. Katy Perry et Binki Shapiro approuveront.

Bonne année, que vous ayez rompu ou conclu, comme Adèle, I wish nothing but the best.

29 décembre 2011

Bientôt la fin du monde

J'ai tendance à croire qu'écrire sur mon blog, facilement et sans me forcer, m'aidera à démarrer une nouvelle page de mon essai. Pages qui se comptent au nombre de deux. Sur dix.
Hors non.
J'ai dépassé le point critique, je vais devoir me coucher très tard à un moment donné pour finir cet essai de la mort, l'essai qui aura pourri mon semestre. Chaque année il y en a un, cette année c'était le désarmement nucléaire en Grande Bretagne de 1958 à 1965.

Je ne m'avance pas trop si je dis que cette note sera la dernière de l'année, en plus ça m'obligera à vraiment travailler au lieu de trainer sur les internets.

Bientôt 2012, bientôt un nouveau président, des jeux olympiques, j'attends la cérémonie d'ouverture avec une impatience non dissimulée, Cheryl Cole chantera-t-elle God save the Queen ou bien est-elle déjà so 2009/2010, que portera Kate, Harper Beckham va-t-elle définitivement enterrer Suri Cruise, le Babyoncé ressemblera-t-il à Jay-Z, ne pourrait-on pas faire le réveillon de 2012 le 21 décembre au lieu du 31 pour être un peu plus meta-post-ironic-hipster-ish-aztèque-friendly ?

En 2012 je relance BFF2 du lycée, je l'obligerai à vider son sac, peut-être que je viderai le mien avant de le remplir à nouveau de fiel et d'aigritude. 


En 2012 je serai peut-être gentille pour trouver un travail et un mec.




Nan j'déconne !

En 2012 j'écrirai a piece of shit art sur les hipsters, je deviendrai copine avec mon directeur de mémoire qui me semble être le mec à la culture musicale parfaite, et en juin (ou avant) je flipperai ma maman sur mon avenir incertain (parce que je serai toujours méchante, célibataire et sans emploi) (tiens, ça ferait une bonne bio twitter) (quoique ma bio twitter est déjà très bien, jamais changée depuis décembre 2009, more and more accurate every year).
En 2012 j'arrêterai de donner des nouvelles à Blond, je bouderai like a boss, meurs rat d'égout.

En attendant, tu peux te lamenter sur la mort très probable des blogs mode (via @Babymelaw comme on dit), procrastiner sur un tumblr bien sympathique, espérer que New Girl ne passera pas l'hiver, attendre la reprise de Once Upon A Time et de 2 Broke Girls, commencer la nouvelle série de Judd Apatow en avril et mourir de suspense insoutenable sur la saison 2 de Game of Thrones.

Meanwhile, je vais tenter d'écrire une troisième page. Wish me luck.


27 décembre 2011

Creepy stalker is creepy

Il y a un peu plus de six mois, un mec complètement givré m’a appelée sur mon portable. C’était un dimanche, j’étais toute seule, mes parents étaient partis se promener, je trainais à moitié en pyjama, et soudain, téléphone, numéro privé. Le truc qui n’arrive jamais, parce que personne ne m’appelle jamais à part ma mère, et encore moins en numéro privé. 

Je décroche, allô ? et j’entends une voix d’homme bien sinistre me dire : «j’veux baiser !» 

Angoisse totale, je suis toute seule, je vais mourir dans ma maison, assassinée par un dangereux maniaque sexuel qui me mate dans mon pyjama en pilou rose. Bien sûr, le dangereux maniaque sexuel ne pouvait pas me voir parce qu’il n’y avait pas de vis-à-vis depuis ma chambre, et la porte de la maison était du genre blindée. 

Il a insisté trois ou quatre fois, j’ai éteint mon téléphone tout l’après midi, j’ai mis au point un plan, j’ai rallumé mn portable le soir, il a rappelé, je l’ai laissé parler dans le vide, puis je lui ai passé du Britney. Et il a disparu comme il est venu. 

Britney, arme anti stalker. 

Sauf que non. Il y a deux semaines, je tentais plus ou moins de bosser mon essai de civi, je n’étais pas toute seule dans l’appart, j’étais habillée, appel en numéro privé. Je décroche, on raccroche. How funny ! ça se répète toutes les demi heures pendant deux heures, je finis par éteindre mon téléphone. Je le rallume le soir, je décroche, je ne dis pas allô, rien, mais j’entends une voix d’homme, allô ? il raccroche. Il rappelle deux minutes plus tard, je réponds, et là :  « j’veux baiser ! » 

Welcome back baby ! 

Je l’ai reconnu immédiatement, la même intonation, le même style. Je lui ai à nouveau passé du Britney, pas de nouvelle pendant environ une semaine. 

Britney FTW ! 

Sauf que non. 

Mercredi dernier, un appel en absence, numéro privé. Jeudi, 23h40, numéro privé, je décroche, « j’veux baiser ! ». Je regardais Dirty Dancing (pour la première fois, awesome répliques are awsome !), il a eu droit au final, on laisse pas creepy stalker dans un coin ! Il a rappelé vendredi, j’ai pas décroché, samedi, le 24 décembre à 23h42, j’avais calé Thérèse sos détresse amitié mais je m’étais couchée trop tôt, il a rappelé dimanche à 20h, pas prête, la flemme, lundi il a aussi eu mon répondeur, et hier soir. 

Hier je blablatais Community avec Copine Trocoule (fraichement convertie, 2 saisons en 2 semaines), 23h30, numéro privé. Je décroche. Rien n’était prêt, ni Thérèse, ni ma playlist de Noël, ni Britney. Je l’entends commencer son speech, je pars à la chasse au mp3, je ponctue plus ou moins pour essayer d’en savoir plus, mauvaise idée. « j’me branle là » ouh lovely ! « enlève ta culotte ! » je réponds « euh non merci », il enchaine « ouvre la bouche », toujours à la recherche de BritBrit je lâche un « attendez deux minutes, voilà », My Only Wish this year in da place. Il raccroche. 

CREEPY ! 

Je débriefe avec Copine Trocoule, c’est à la fois drôle, ridicule, et flippant. Il rappelle. 

Là, c’est le moment ou jamais de lui passer Thérèse. Bien sûr, je n’étais toujours pas prête, mais je voulais le faire. Il repart à zéro « j’ai envie d’baiser », et moi à fond dans ma recherche de vidéo, je réplique : « patientez deux minutes s’il vous plait ». Silence au bout du fil. 

Le mec a vraiment patienté sagement pendant que je calais la vidéo au bon moment. J’étais tellement surprise par mon autorité soudaine avec ma petite voix enrhumée que j’ai cru qu’il avait raccroché. J’ai tenté un « euh, allô ? », il était toujours là. J’ai lâché Thérèse, fière comme tout, il a raccroché. 

Il va sûrement rappeler ce soir, et demain, peut être tout les jours jusqu’à la rentrée (il doit avoir un travail, il se cale sur les week-ends, vacances et jours fériés). 

Bizarrement, ça ne me fait pas trop flipper. C’est flippant bien sûr, mais la situation est beaucoup plus pathétique que flippante. Il n’est pas coriace, il appelle une fois par jour, il ne laisse jamais de message, je doute qu’il connaisse mon nom (mais on sait jamais), on est loin d’un stalker professionnel qui appelle toutes les 12 minutes. 

Il a cette voix typique de pervers, accent plouc campagne, intonations Nord Pas de Calais sur les voyelles, « j’meu branle lô », l’idéal Confessions Intimes. 

Presque trop idéal. 

Pour l’instant je gère, j’attends le moment où il m’appellera quand je serai en pleine socialisation et que je lui passerai les copines qui voulaient déjà lui parler la semaine dernière, j’attends le moment où je lui donnerai le numéro de Miss Grosnichons pour le fun (bitch forever), et le jour où je prendrai mon courage à deux mains pour lui vraiment lui parler et lui demander son numéro (après tout, j’ai été capable de le faire taire), que je le rappelle, et que je le blackliste, que je le balance sur les internets et les murs des toilettes de la fac. 

En espérant qu’il ne m’appelle jamais 12 fois par jour. 

C’est mon creepy Dominique Strauss-Khan, mais je vivais très bien avant aussi. 

22 décembre 2011

Pour une fois j'ai le bon gif sous la main

Blond a répondu.

C'était nul. Genre "ouais, ça va pas trop mal" et "nan on se verra pas, je reste dans le deux neuf" et "le retour en bateau sous la tempête, c'était tendu"

TROP INTÉRESSANT GARÇON !

J'espère que tu as vomi tes tripes et plus encore.

Va. Mourir.



Je boude, je commence à avoir mal à la gorge et j'ai froid.
Heureusement j'ai reçu mon premier cadeau de Noël, j'attends le deuxième, et ma mère va me payer des fringues pendant les soldes, et j'ai revu Super Pote et Copain Gay, et c'était oh so cool.

Heureusement que j'ai des amis qui ne craignent pas autant que Blond.

21 décembre 2011

Blond fait le mort. Mais je m'en fous, j'ai des paillettes et peut-être l'ultime Rainbow Connection de toute la ville.



Nothing can beat the paillettes.