20 octobre 2012

Where are all the hot people ?



J'ai un peu de mal avec les gens de ma classe. C'est rien de le dire, je ne fais absolument rien pour m'intégrer, faire connaissance avec les autres et aller au-delà des "bonjour", "on reprend à quelle heure ?", "le prof est pas là". Ca ne m'intéresse pas, ces gens ne m'intéressent pas.

Il y a un anglais qui a l'air aussi impliqué que moi pour se faire des amis, il était assis derrière moi aux écrits du Capes l'année dernière (mais lui, il l'a eu son Capes), il a une tête vaguement geek/ premier de la classe/ intello sur les bords mais pas complètement non plus puisque son piercing à l'arcade et l'autre sur le haut l'oreille ne collent pas exactement avec l'image globale d'un geek intello introverti. Mais d'un autre côté il est tout le temps habillé pareil et la doublure déchirée de son manteau prouve qu'il n'a que faire de son apparence extérieure. Il n'y a que ses piercings qui me laissent perplexe.

Il y a trois filles qui repassent l'Agreg pour la deuxième fois et qui sont ultra motivées au point de passer les pauses dej à la bibliothèque au lieu de manger comme des êtres humains normaux. Mais c'est compréhensible (mais hardcore). Si j'étais moi-même ultra motivée comme je l'étais en juin, je dirais que ces filles pourraient potentiellement être mes copines parce qu'elles ont l'air cool malgré la quantité de travail qu'elles déploient.

Il y a trois autre filles qui ont fraîchement eu leur Capes en juillet, trois filles du master enseignement, on sait tous ce que je pense des filles du master enseignement.


Mais j'ai dépassé mes préjugés et un jour j'ai même mangé avec elles. Mais arf... Je sens qu'elles sentent que ça ne passera pas, surtout une (celle qui a des cheveux parfaits, quelle garce) qui m'a plus ou moins snobée quand j'ai demandé un renseignement en phonétique. Elle doit secrètement espérer que j'abandonne en route parce que je suis certainement la moins passionnée par les cours de littérature et j'ai investi le dernier rang à côté du radiateur. Elle pense également que la lectrice américaine trop choupi avec qui j'ai parlé hipsters, est inutile. Je lui souhaite donc d'avoir des pellicules et des pointes fourchues en 2013.

Et puis il y a le reste. Il y a cette fille qui, au premier abord, avait l'air cool et abordable et n'appartenait à aucun groupe défini, mais qui s'est vite installée définitivement au premier rang, qui ne dit pas qu'elle va s'acheter un sandwich à la cafétéria mais un "pique-nique" (je vois ça comme une tentative de mettre un peu de poésie dans le jambon fromage dégueu) et qui est devenue super copine avec "la vieille". Il y a une une "vieille". Elle est prof en lycée, elle était la prof d'anglais d'une copine, et elle a décidé de passer l'Agreg pour des raisons qui m'ont un peu échappé quand elle a commencé à raconter sa vie un jeudi soir entre deux bières. Le reste du monde a rapidement convenu qu'elle cherchait à passer le concours pour finir sa carrière sur un instant de gloire et une augmentation de salaire. Oui parce qu'on a tous pensé qu'elle était sur la fin, vers les 55-60 ans bien tassés, aux vues de ses cheveux gris et de ses vêtements à filer une attaque à Cristina Cordula. Mais en fait non puisqu'elle n'a que 48 ans. Bien bien bien...
Je n'ai rien contre elle en particulier, ou plutôt tellement de petits trucs que je préfère faire comme si elle n'existait pas. Elle a constamment un sourire figé sur le visage vaguement angoissant, elle chuchote tout le temps, même dans les couloirs de la fac quand l'intégralité des étudiants sort de cours en même temps, mais elle éclate de rire beaucoup trop fort dès qu'un prof fait une blague en cours. Elle tente toujours de s'incruster dans les conversations avec une remarque un peu à côté et elle est bizarrement stressée dès qu'elle doit prendre la parole en public alors qu'elle est prof depuis 20 ans facile. A sa décharge, revenir à la fac au milieu d'une dizaine de personnes d'environ 25 ans ne doit pas être simple. Mais son excès de zèle me bloque totalement. Je n'arrive pas à aller vers elle, et de toute façon je ne pourrais pas vraiment être amie avec une femme qui a l'âge de ma mère (enfin, en l’occurrence elle a 12 ans de moins que ma mère mais on dirait l'inverse, mandieu). 

Et puis il y a le Roumain, mais bon, j'ai plus rien à dire sur lui. On ne se fait même plus la bise pour se dire bonjour, je quitte le dernier cours de la journée comme une voleuse et il me file un trop plein de second hand embarassment tellement il est à côté de la plaque en cours. Il n'a jamais fait de grammaire, de phonétique ou même de littérature je crois bien. Je ne sais pas ce qu'il fait là. J'ai envie qu'il s'en aille faire autre chose ailleurs, loin. 

J'ai l'impression de tirer la gueule toute la journée depuis un moment. Je suis la seule à sortir prendre l'air à la pause de 10h, je suis certainement la seule à encore sortir le jeudi soir après 21h. Pour l'instant je n'aime pas beaucoup cette année 2012/2013.



Heureusement qu'il y a la team des tuteurs, sans eux ma vie sociale serait réduite à néant. Je vais sans doute faire quelques efforts auprès de Garçon Tuteur pour ne pas être totalement blacklistée (rire plus à ses blagues un peu nulles, ça ne fait de mal à personne :)



12 octobre 2012

J'ai développé une étrange fascination pour Sean O'Pry ces dernières semaines

Alors que le genre top modèle n'est pas trop ma tasse de thé (à part Jamie Dornan évidemment) (sinon coucou Baptiste Giabiconi eww) mais là, hum hey ho.


Enfin là n'est pas le sujet, même si disserter sur la relation entre la symétrie extérieure d'un mannequin et son intérêt intérieur reste plus fun que "effets de surface et écriture de la profondeur chez Hemingway" (mon sujet de dissert à faire pour novembre, me couper les deux bras me semble une meilleure alternative).

J'ai repris les cours depuis presque un mois, le rythme est plus ou moins revenu, même si je fais toujours mes textes de traduction la veille au soir alors que chaque semaine je me dis qu'il serait plus stratégique de m'y prendre au moins deux jours avant. Les cours de littérature me dépriment toujours, sauf un, et je gamberge beaucoup le mardi matin quand je me perds dans ma prise de note sur Jake, Brett, Cohn et la corrida (ceux qui savent savent). Mon moral dépend intégralement de mon environnement social et ces derniers jours j'ai l'impression que mon cercle d'amis s'est réduit à Copine Tutrice, point final. On passe tout notre temps ensemble, on s'entend super bien, elle m'a plus ou moins avoué que j'étais son role model, j'ai eu envie de lui faire des câlins, j'ai l'impression que c'est ma petite soeur. Mais à faire trop bande à part, la team des tuteurs se décompose un peu. On se voit très peu parce que j'ai plein de cours d'un coup, Garçon Tuteur a quitté l'anglais pour assouvir sa nouvelle passion journalistique en licence d'histoire qui, selon lui, est la clé du succès vers l'école de journalisme (lol #1), Brun Barbu a plein de boulot, le reste j'en sais rien, Vert-Pomme-Ikea m'importe peu (on a fait une soirée dans son appartement témoin Ikea, je me suis encore dit que sa déco était ultra planplan). Et depuis que nous ne plus sommes une team unie envers et contre tous, j'ai appris les rumeurs qui circulaient à mon sujet.

Attention, rires en boîte.

La première rumeur, rapidement démentie, était que je voulais sortir avec Garçon Tuteur l'année dernière. Mais voyant que mon intérêt pour lui restait très contenu, la rumeur s'est éteinte d'elle-même.

La deuxième rumeur persiste un peu plus. Garçon Tuteur, voyant que je n'étais pas irrésistiblement attirée par son charme ravageur, que je n’enchaînais pas les conquêtes comme les nouilles sur un collier, et n'ayant à peu près aucune info sur ma vie privée, l'affaire du Roumain ou  la saga Blond, a déduit dans un élan de génie digne des meilleurs scènes de Sherlock, que j'étais lesbienne. Surtout que Copine Tutrice a avoué avoir eu une période vaguement gay au lycée, on passe beaucoup de temps ensemble, therefore I am gay.

Le mind palace de Garçon Tuteur est légèrement bancal.

Ca ne me dérange pas outre mesure, ça m'amuse plutôt.
Là où ça me dérange, c'est qu'il est totalement incapable de gérer correctement ses relations sociales.
Il n'a peut-être pas compris que je n'étais pas vraiment lesbienne mais il a complètement intégré le fait que lui était au centre de beaucoup de conversations. Il a compris que j'étais toujours plus ou moins au courant de tout, j'ai un réseau, mais s'il parlait moins et s'il déployait moins d'énergie à draguer les petites minettes de L1, je ne serais peut-être pas capable de lister par ordre chronologique les filles qui sont passées dans sa ligne de mire. J'exagère à peine. Maintenant, de là à dire qu'il conclut à chaque fois, il y a un gouffre. Mais cherchant soudainement à protéger sa vie privée (lol #2), il s'est dit qu'il était préférable de ne pas m'inviter à sa crémaillère vendredi soir. Ni Copine Tutrice d'ailleurs. Mais les autres, oui. Les autres qui ne sont pas forcément au courant de ma nouvelle réputation de gossip girl en chef persona non grata, et qui parlent de ladite soirée devant moi, moi qui relève, ah bon une soirée ? quand ? où ? ah ! Garçon Tuteur qui me regarde gêné et qui change de sujet. Non je ne suis pas invitée parce qu'il trouve que je suis une commère qui mérite d'être blacklistée.

DUDE !

Alors peut-être que je ne m’extasie pas assez son blog qui enfonce des portes ouvertes et qui compte pour l'instant trois malheureuses notes et zéro commentaire. J'aurais peut-être du être faussement impressionnée quand il a annoncé fièrement avoir eu 180 visites en une semaine et 508 followers sur twitter et pas être 



Vert-Pomme-Ikea semble fan, pour de vrai. D'ailleurs pas mal de gens semblent fans (mais beaucoup de gens sont aussi fans de Guillaume Musso) lorsqu'il se lance dans une shameless self promotion sur facebook parce qu'il a écrit pour Agora Vox (enfin, envoyé une des trois notes de son blog écrite il y a plus de deux semaines), qu'il actualise sa bio twitter dans la seconde "je publie aussi sur @Agoravox" et que je n'ai plus assez de face et de palm pour me facepalmer devant son manque flagrant de modestie. Peut-être que je ne devrais pas lui dire que je connais toutes les nouveautés musicales qu'il découvre fièrement en ajoutant "ouais, j'ai l'album". Peut-être que je ne suis pas assez fan de lui parce qu'il ne m'impressionne pas et j'ai besoin d'admirer les gens que j'apprécie. Mais je n'ai absolument pas envie de jouer les hypocrites pour lui faire plaisir parce que bordel, je blog depuis 2006, je suis connue comme le loup blanc à la fac, tout ça sans en parler à personne, j'ai développé un super pouvoir de procrastination sur Twitter et je follow le gratin des internets. Et j'ai un Tumblr et un nouveau t-shirt avec un dinosaure qui fait du skateboard, therefore i'm not gay but I'm cooler than you.

Alors fuck la crémaillère. Mais j'attends les photos facebook de pied ferme et je prépare mes remarques acerbes sur le sujet.


9 octobre 2012

J'ai très envie d'écrire une note mais je n'ai ni le temps ni les idées

(enfin si, j'ai potentiellement des trucs à raconter, mais rien de transcendant)

En attendant j'ai fait une playlist




la suite de ça 


Je vous laisse avec un gif de Nabila bila bila de ce Tumblr de folie (ceux qui ne travaillent pas l'après-midi savent)


la base quoi !



28 septembre 2012

Bac + 5

Bon bah voilà. J'ai soutenu mon mémoire, on peut dire que j'ai virtuellement fini mes études. Je suis une jeune diplômée qui échappe au chômage en tentant les concours de l'enseignement.

Ma soutenance était... étrange. J'ai stressé comme une dingue toute la matinée, j'ai séché le cours de littérature pour tenter d'oublier mon malheur certain à la cafétéria, j'ai rien écouté du cours de civi, j'ai vu Copine Tutrice pour décompresser, elle a feuilleté mon mémoire en me disant que ça avait l'air super intéressant, j'ai attendu devant le bureau de mon directeur, et le moment est arrivé.

Je passe les détails, mon speech partait bien puis freestyle, mais comme j'ai bossé mon truc pendant plus de six mois, j'aurais pu parler une heure (ok, non, mais au moins 25 minutes). Les deux profs étaient cools, j'ai décompressé, j'ai eu des critiques, mais suivis d'une cargaison de compliments qui m'a donné envie de pleurer (fuck yeah le stress qui fait tomber mes cheveux comme l'a subtilement souligné la coiffeuse, et la fatigue accumulée depuis un mois).

Le directeur du département était le 2e membre du jury. Ce même directeur du département qui est aussi président du fandom sous-marin de mon ancien blog, lecture préférée des profs de ma fac. Je le voyais gros comme une maison que le sujet allait arriver, surtout avec son "j'aimerais vous parler après la soutenance, j'ai des choses à vous dire".

*STAY CALM*

Si mon mémoire a été officiellement reconnu comme sérieux, très bien écrit, "de bonnes phrases d'accroche", "vous avez des facilités", "j'ai appris beaucoup de chose", mon directeur de recherche qui connait TOUTES les séries du monde "I just want my pants back ? bien sûr, ça aurait été peut-être un meilleur exemple que Girls. Bored to Death ? bien sur !", point fangirl atteint en 12 secondes chrono, tout propre et bien présenté, j'ai manqué d'analyse plus profonde et de définition de concepts. Je le savais vu que le moindre bouquin de socio pure et dure me tombait des mains et que j'ai fait une allergie massive à Bourdieu alors qu'il écrit des trucs ultra intéressants. J'ai eu 13, ce qui est moyen après les notes légèrement ouf de la promo et une grande quantité de 16. Même un 18. Même un 19 à cette petit princesse bourge qui était le 2e crush du Roumain et qui ne m'invitait pas à ses soirées alors qu'on était voisines et qu'on avait une tapée d'amis communs. Bref, j'étais un peu mitigée (mais tellement soulagée d'avoir fini) jusqu'à ce que le sujet délicat des blogs arrive sur le tapis.

Le directeur du département a commencé à me complimenter sur mon style, mon écriture, "je vois beaucoup de talent en vous", et soudain boum "oui, j'ai lu votre blog pendant des années"

*STAY CALM*

Je ne sais pas prendre les compliments, soit je fais comme si je ne les méritais pas, ce qui passe pour de la fausse modestie ou du self-deprecating maladif, soit je deviens rouge, soit je glousse comme un gros dindon. Là j'ai eu envie de pleurer (réaction inédite so far). Un peu. J'ai regardé rapidement mon directeur de recherche, qui n'était pas censé être au courant, même si je me doutais d'un gros complot international pendant la délibération. Il a ri et je me suis demandée ce qu'il savait. Et qui n'était pas au courant dans la fac finalement. Mais ça va. Officiellement je ne blog plus (mmmh nooooon, j'ai plus vraiment le temps mmmmh mouiii voilà), je suis juste un souvenir impérissable du département sur les potins de la licence, mes aventures de l'erasmussie ("j'ai vu que votre année Erasmus s'est très bien passée !" ah oui, j'imagine qu'il a bien ri le jour où j'ai écrit que j'avais roulé des pelles à un mec à peine majeur après un abus non contrôlé de vodka orange) (donc il sait aussi qu'avec BFF, ça sent le pâté) (et que j'avais des colocs pourris) (bref). Mais ces profs mettent beaucoup d'espoir en moi, et même si je n'ai pas eu 16 à mon mémoire, savoir qu'ils pensent que j'ai du talent me touche beaucoup. Surtout que ce sont mes profs préférés (un peu moins celle qui m'a balancée depuis, mais c'est le jeu). Ils veulent que j'explore l'écriture, que je gagne ma vie à bloguer (oui, comme une vraie BM vendue au grand capital !) peut-être plus que l'enseignement (je les sentais moyennement convaincus sur ma vocation un peu molle à enseigner). Ca vaut largement un 19, même si c'est pas techniquement un 19. Ca me fait juste bizarre de ne pas pouvoir partager ça avec les gens de la vraie vie. Je dois juste me contenter de dire que j'ai eu beaucoup de compliments (qui m'ont donner envie de pleurer) (bon j'arrête avec le mélo). Je contiens mon enthousiasme.

Mais je n'ai toujours pas résolu le mystère du comment ont-ils découvert mon blog la première fois. Oui, faut que je dépasse le sourire gêné et l'envie de me cacher sous la table dès que je sens qu'on arrive vers le sujet des internets.

Enfin, si vous passez par là les profs (mais ça m'étonnerait, mais on sait jamais), merci beaucoup, coeur avec les mains, toussa.


Et merci à ceux qui ont envoyé des liens, des articles, des trucs rigolos pour mon mémoire, et tous mes followers twitter qui ont subi un LT plus ou moins agréable ces derniers mois sur mes phases up and down.

Bisous, coeurs, amour !




21 septembre 2012

Tonight let's get some

Deux jours et demi de cours, cinq envies de me pendre, un (seul) cours de civi parfait, une soirée remplie d'updates gossip.

Ne pas avoir eu cours depuis janvier a eu raison de moi et de mon rythme de sommeil. J'ai pratiqué le dormir moins pour bosser plus sur la fin du mémoire, mais j'ai beau dormir plus pour zoner moins depuis que j'ai fini, rien n'y fait. J'ai toujours l'impression de traîner tous les malheurs de la terre dans mes cernes, mon teint de bidet et mes cheveux ternes. Si les zombies envahissent le monde, je passerais facilement pour une des leurs et, incognito, je sauverai l'humanité d'une fin certaine.

BFF est à la fac, en 2e année de master enseignement. Les copines l'ont vue, m'ont rapporté l'info et sont restées sur l'arrière train quand je leur ai dit que je n'avais plus aucune nouvelles depuis le mois de mars. Officiellement je ne sais pas qu'elle est là. Son comportement incompréhensible attire la sympathie de mon côté, je ne vais pas me plaindre. J'ai cru l'avoir vue dans les couloirs de la fac, un sosie de loin qui m'a superbement ignorée. A raison puisque ce n'était pas elle. Si je viens à vraiment croiser sa route, nous atteindrons un niveau inédit dans l'awkward.