4 juin 2012

When I grow up

(warning: cette note contient des gifs spoilers du dernier épisode de Game of Thrones)

La semaine dernière j'ai voulu écrire une note de fangirl sur mon directeur de recherche, cet homme merveilleux qui regarde Girls, ou au moins qui sait de quoi je parle quand je dis que quatre personnes ont cité Girls dans mon questionnaire sur les hipsters. Il a acquiescé parce que je suis sûre qu'il a, lui aussi, un planning de séries très chargé et qu'il applaudit quand Joffrey se prend une claque ou un gros tas de caca dans la figure. Mais finalement je n'avais pas grand chose à dire, à part qu'il est si cool que j'aurais bien aimé qu'il soit un étudiant de ma promo pour qu'on soit potes (ok, c'est un peu ambigu parce que je ne suis pas du tout dans le cliché de l'étudiante amoureuse de son prof) (qu'on soit clair :) (coucou les profs de la fac !) (on sait jamais, des fois qu'ils reviendraient).

Donc dans un élan de coolitude (ou de coolness, mais je n'arrive pas à traduire ce mot correctement en français), mon directeur m'a accordé trois mois de plus pour rendre mon mémoire, hello septembre. Je me suis pris un week-end off, je suis allée au ciné voir Moonrise Kingdom, c'était beau et parfait.

Donc je planais un peu, j'ai fini OUAT et je me demandais si je devais commencer à commander les livres qui sont dans mon panier amazon depuis des mois quand mes parents ont ramené le sujet du capes sur le tapis et le problème de mon avenir professionnel avec.
Déjà que j'étais moyennement joyeuse à l'idée de manger des haricots verts en conserve, j'ai carrément arrêté de manger quand j'ai du argumenter mollement sur mon non enthousiasme à passer ce concours. Mon père s'est énervé, ma mère s'est énervé, tout le monde s'est énervé et mes nerfs ont lâché, ce qui a calmé tout le monde d'un coup. Parce que je suis très mauvaise pour m'énerver proprement en fait, soit je boude soit je pleure.

Non pas que je ne sois pas consciente de la situation mais j'évite scrupuleusement le sujet pour ne pas avoir à affronter la question qui tue : qu'est ce que tu veux faire de ta vie ?
Ma mère est très motivée pour me trouver un boulot (on va te pistonner ma fille) (je n'en doute pas), mais je me sens un peu comme Sam qui se planque derrière un pauvre rocher pour échapper aux White Walkers

mes perspectives d'avenir

moi

Je kiffe écrire mon mémoire, même si ça devient relativement never-ending (non mais je vais y arriver), et l'idée de faire un boulot qui n'a rien à voir avec ce que je fais, no way. Je ne veux pas avoir fait tout ça pour rien. 
Ma mère, qui me connait si bien (ahah !) a cru que mon craquage global était du au stress des oraux du Capes. Comment lui dire que je vais appliquer la même technique que pour les écrits en révisant trois jours avant et en arrivant comme une touriste. La question la préoccupante serait de savoir quelle couleur de vernis je vais mettre (ou ne pas mettre de vernis du tout). 

Breyf, tout ça m'a plombé le moral une bonne partie de l'après midi, heureusement que GoT s'est terminé sur la perspective de voir des zombies se fracasser la gueule l'année prochaine.



(j'ai fermé les commentaires, j'ai pas vraiment besoin d'avoir encore de nouveaux avis sur le sujet)