15 mars 2013

La connasse cosmique

Vendredi prochain, à 16h, ou avant, j'en aurais terminé avec les écrits d'Agreg et je pourrai dormir pendant deux jours non stop. Et partir en week-end loin. Et travailler les oraux de Capes parce que j'ai hâte de m'y mettre et de réviser des trucs que je comprends.

La fille ultra navrante de ma classe a également réalisé que nous serions bientôt délivrés et elle s'est tout naturellement proposée pour faire une soirée chez elle vendredi prochain.

Ma première réaction fut : "aaargh, plutôt écrire trois dissertations de littérature que d'aller chez elle".

Ma deuxième réaction fut : "n'exagérons rien, c'est peut-être l'occasion d'observer cette fille navrante dans son milieu naturel, telle une ethnologue de la connerie humaine, et de mieux comprendre pourquoi elle trouve que Mickaël Youn est drôle".

Mais après deux minutes de réflexion, j'ai réalisé que je n'aurais personne avec qui débriefer durant cette soirée et que ça me mènerait directement à la case suicide. Je serais obligée de subir les blagues du Roumain qui ne me font plus rire du tout, qu'il essaierait peut-être de me faire boire parce que sur un malentendu ça peut marcher, et qu'en plus il y aurait d'autres amis de cette fille ultra navrante. Je sais depuis que je l'ai ajoutée sur facebook, que ses amis sont tous les gens que je détestais du master enseignement, therefore plutôt mourir que d'y aller.

Tout aurait pu s'arrêter là et j'aurais repris une activité normale si cette connasse n'avait pas ajouté cette phrase en post scriptum de son mail :

"je vous serai très reconnaissante de ne pas gaffer devant [la vieille], je n'ai pas oublié de l'ajouter à la liste de destinataires si vous voyez ce que je veux dire".

PARDON ?

J'admets totalement être une vieille langue de pute super master radio potin. J'admets totalement être une snob judgemental et casser du sucre sur le dos de Miss Grosnichons et j'ai moi-même essayé de l'évincer discrètement de certaines soirées (comme elle n'était jamais libre, no problemo). Mais je l'invitais par principe parce que ça ne sert à rien de se brouiller pour des détails. Mais là, les bras m'en tombent. Zéro diplomatie, zéro subtilité, madame a décidé que tout ne le monde ne méritait pas de venir dans son auguste demeure, no mercy, on blackliste.

J'ai l'impression d'être en 5e, nan c'est pas ma copine, on l'invite pas, on lui dit rien, hihihi.

Si je m'écoutais, je ferais une "gaffe", histoire de mettre une jolie ambiance de guerre froide pour finir l'année. Mais bon, je suis pas comme ça. Heureusement pour elle que je ne parle à personne dans cette classe de merde.


3 commentaires:

  1. Je vais t'apprendre une vérité vraie, Lyly : le monde des profs n'est pas foncièrement différent de celui des élèves. J'ai connu bien des établissements scolaires ces 12 dernières années, et j'en ai vus dans lesquels des profs se comportaient pire que leurs élèves en matière de "clans", de "ragots", d'attitude de merde, etc...
    Je suis sûre que Lizziz et d'autres profs qui passent par là confirmeront.
    Donc, toi qui te lances dans le CAPES/l'Agreg, sois prévenue : l’Éducation Nationale, cet univers impitoyable...

    Bon courage pour les écrits !

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  2. Je confirme ! Mais j'ai envie de dire que ça vaut un peu partout dans le monde du travail...
    Après, il faut juste apprendre à s'en foutre,et à se trouver un petit noyau sympa avec qui rigoler et décompresser à la machine à café. J'ai aussi eu de la chance de tomber dans mon bahut, plein de collègues qui ont de la "bouteille" me l'ont dit, on a la chance d'avoir vraiment une ambiance chouette.

    Bon courage pour les écrits de l'Agreg', ça me rappelle des (mauvais) souvenirs, j'en pouvais plus à la fin de la prépa' Agrég' et je pensais plus qu'à la fin de tout ça.

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    1. Lizzie, c'est vrai que c'est partout pareil.
      Mais dans un établissement scolaire, où sont supposés travailler des "éducateurs", parfois, ça me laisse pantoise...

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