8 mars 2013

Personnellement j'ai quatre shampoings différents, je suis une femme accomplie

Nous somme à J - pas beaucoup des écrits de l'Agreg et me voyant proche du burn out, je me suis pris une semaine off, qui au départ devait être deux jours et puis je suis allée au ciné et j'ai séché tous les derniers cours pour échapper aux gens pénibles de ma classe.

Qu'ai-je donc fait en cette semaine de vacances ? j'ai enrichi ma culture générale de choses qui n'ont rien à voir avec l'agreg (sauf si on considère que j'ai tenté de regarder the Hollow Crown et que c'est du Shakespeare) (c'était pas très fun d'ailleurs).

J'ai (enfin) vu the Hobbit et j'ai été hypnotisée par Majestic Thorin.

  

J'ai parcouru frénétiquement les Tumblr du fandom et j'ai fait des stocks de gifs. Majestic Thorin is majestic (même si c'est un nain qui fait 1m32). 

De là, j'ai enchainé le lendemain avec un énième visionnage de North and South, à prendre des photos de ma télé pour twitter les paniers de fruits et, toujours plus loin, toujours plus haut, j'ai même tenté la série Strike Back sur la guerre en Irak. Mais là c'était le point de rupture. Richard Armitage peut ne pas être crédible, avoir le charisme d'une huître et jouer comme une chaussette pendant 45min tout en arborant une coupe de cheveux interdite depuis 1989. Il faut mieux rester sur "look back, look back at me".


Puis je suis allée au cinéma toute seule et j'ai resquillé à la caisse automatique comme une délinquante en payant le tarif moins de 26 ans pour voir le dernier Terrence Malick, A La Merveille. J'ai décidé de voir tous les prochains Malick en attendant THE ONE. La moitié du film est en français, le reste se partage entre l'anglais, l'espagnol, l'italien et la musique. Contrairement à Tree of Life que j'ai vu en totale noob, je savais parfaitement à quoi m'attendre. Des paysages, des champs de blé, de la voix off qui raconte on ne sait pas trop quoi mais c'est pas très important, soudain un random animal, re voix off, paysage, contre plongée, etc. Et j'ai bien aimé. Je crois. J'ai surtout aimé le portrait de l'Amérique profonde, les paysages plats à mourir, l'ennui des suburbs, la pauvreté, la détresse et le néant total. Le contraste était d'autant plus fort après le mont St Michel et Paris (vive la Fwonce !). Soudain l'Oklahoma et des plaines à perte de vue. Et rien d'autre. Olga Kurylenko est belle à pleurer et j'ai appris que Malick avait coupé au montage la moitié du casting puisque Jessica Chastain et Rachel Weisz devaient être à l'affiche. J'aurais vendu un rein pour les voir toutes les trois à l'écran (il a pas intérêt à couper tout le monde pour THE ONE). 

Enfin ce matin, j'ai voulu voir les Misérables. Après avoir compris que personne ne voudrait m'accompagner au ciné et que 2h30, c'est long quand même, j'ai sagement attendu de le voir chez moi. J'étais très motivée. Vraiment. Mais une bonne partie de ma motivation est retombée quand Russel Crowe a commencé à chanter (aussi bien que Pierce Brosnan dans Mamma Mia, if you know what i mean) en répétant toutes les cinq minutes My name is Javeeeeert, I am Javeeeert, it's me Javeeeeert, you know nothing of Javeeeeert (parce que Javeeeert parle de lui à la 3e personne tuvoi). On avait bien compris que Javert s'appelait Javeeeert, Fantine avait une vie de merde et Jean Valjone était un peu torturé par son passé de brocanteur  cleptomane. Après avoir revendu sa camelote sur le Bon Coin, il est devenu maire de la ville de St Tropez et pour se racheter une conduite il a adopté Cosette. Et après, boum, la révolution. Et après j'ai rendu les armes parce que ça faisait déjà 2h que je tentais de suivre le fil (j'ai mis 2h à regarder 1h de film). 

Il serait maintenant judicieux que cette grande pause culturelle cesse pour essayer d'avoir au moins 4/20 à mon épreuve de littérature, et que je ne me plonge pas dans un cycle "tiens, si je voyais des films avec Michael Fassbender maintenant".

2 commentaires:

  1. Comme je te comprends.
    J'ai trouvé toutes les excuses possibles et imaginables cette semaine pour ne pas bosser mon M2 et les oraux de mon concours.
    Angoisse.
    Mais cette semaine, il va VRAIMENT falloir que je m'y mette...
    Oh, et sinon moi je suis acquise à la cause des Misérables depuis l'âge de 3 ans (en VF) puis 20 ans (en VO. Broadway, tout ça...), donc le film, je l'ai dévoré, adoré, applaudi, tout.
    Mais je t'accorde que Russel Crow ne dégage absolument rien...

    Courage ! L'année touche à sa fin ! (si, si...)

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  2. Je suis un peu dans la même situation, en fuite perpétuelle et effrénée devant l'échéance qui se rapproche (pour moi, c'est un stage de M2 à trouver urgemment donc des CV à envoyer et un mail de prof à répondre pour savoir où j'en suis... des trucs relous quoi...) et regarder les Misérables m'avait aussi sembler une bonne idée...
    Tu m'as fait rire car j'ai tiqué aux mêmes endroits que toi avec les "Javert" et "Jean Valjone" mais je l'ai regardé en entier, je voulais voir Eddie Redmayne (hiiii) et Amanda Seyfried (j'avais bien aimé l'entendre chanter dans Mamma mia justement). Je l'ai trouvé divertissant mais j'ai quand même été déçue et j'avoue que les caméras gros plans constamment sur les visages des acteurs m'ont parfois donné le tournis et frustrée parce qu'on ne voyait au final quasiment pas les décors ou costumes... Je préfère largement la version téléfilm française avec Gérard Depardieu, Virginie Ledoyen et John Malkovitch.
    Bon courage et bonne chance pour l'agrég!

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