28 avril 2013

A blast from the past que je ne voulais plus voir since 1999

Le 10 janvier dernier, j'écrivais cette note que personne n'a lue, mais je ne peux pas trop vous en vouloir, moi-même je ne lis plus beaucoup de blogs (et c'est fort dommage mais beaucoup de blogs ont été abandonnés sur le bord de l'autoroute 2.0).

Si vous avez la flemme de la lire en entier, pour résumer, mon amie d'enfance since 1986 est devenue amie avec mon crush de 4e par la magie de l'effet "le monde est un village et le karma est une pute borgne".

Mais comme nous avions chacune beaucoup de travail et que nous ne vivons plus dans la même ville et que beaucoup de trucs, je ne m'étais pas inquiétée plus que ça de la réapparition soudaine d'un mec à qui je n'ai jamais vraiment adressé la parole, à part peut-être sur un malentendu en cours de latin, le seul cours que j'avais avec lui.

Aujourd'hui j'ai passé la journée avec mon amie, il faisait beau, on a déjeuné en terrasse, on a glandé au soleil, on a joué avec son chat, on est allé voir la mer, les bateaux et le mont St Michel à l'horizon et si j'avais eu instagram, j'aurais fait une photo "to the wonder" (et un instagram du chat).

Quand je suis arrivée, il y avait un mec. Un mec que je n'avais jamais vu, qui avait l'air vieux, avec une méchante calvitie, il s'est avéré qu'il n'avait que 30 ans, j'ai eu de la peine pour son crane déjà fort dégarni. Mr Chauve s'est présenté, très poliment, m'a fait la conversation, "tu fais de l'anglais ? alors t'es bilingue ?", (jamais je n'entendrai une phrase d'accroche originale sur les études d'anglais, jamais), il était très gentil mais j'ai eu un instant de panique quand mon amie me l'a annoncé comme "je te présente Mr Chauve, mon copain". What what what ??? Car elle et moi avons grandi ensemble et je crois que nous avons toutes les deux un accord tacite sur la vie de couple, nous avons synchronisé nos montres pour se caser à peu près en même temps, et en même temps, c'est pas maintenant. Au bout de deux heures et voyant qu'il n'y avait aucun geste trahissant le statut de boyfriend, j'en ai déduit que ce n'était pas SON copain, mais juste un copain. Ensuite j'ai attrapé au vol un récit de soirée où Mr Chauve a dormi sur le canapé, puis il est parti et il lui a fait la bise, et voilà. C'était pas son mec. 

Mais Mr Chauve s'est avéré être le coloc de mon crush de 4e et quand il a fallu que j'avoue que oui, on était dans le même collège, oui je le connais, oui oui oui, j'ai du ressortir ces vieux souvenir de gens que je n'aimais pas beaucoup. J'avais mis un soin tout particulier à enterrer quelques personnes très loin dans mon cerveau et à dégager 100% des contacts facebook connus entre 1998 et 2000, et là boum. 
Non pas que je déteste ce vieux crush de 4e puisqu'en fait il n'était que le mec grand, blond et beau gosse du collège, mais il trainait avec des gens que j'avais un peu en horreur, notamment ma bully de l'école primaire.
Quand j'étais en primaire, du CP au CM2, cette petite pute m'envoyait des vannes à longueur de temps, disant que j'étais trop grande, trop maigre, trop blanche, trop niaise et trop débile, puis elle se mettait à rire  et elle me regardait avec un air méprisant parce que pour elle, j'étais une merde. Je l'ai retrouvée en 4e et 3e, puis en L1 et L2 de sciences éco. Et même à 19 ans, quand je la croisais dans les couloirs de la fac, j'avais à nouveau 8 ans et je me sentais impuissante, nulle et moche dès que je la regardais. Ca ne changera jamais, à moins qu'il lui arrive un truc horrible, elle sera toujours celle qui se moque de moi par pure méchanceté.

Bref, tout ça pour dire que ce vieux crush est à tout jamais associé à cette garce et que même aujourd'hui en 2013, je crains toujours de la revoir. Et en deux minutes je me suis retrouvée à deux degrés de séparation de cette fille et j'ai vu arriver gros comme une maison mon amie essayant plus ou moins d'organiser une soirée pour que je revoie ce vieux crush, ouais ce serait drôle, et là vraiment merci mais non merci. Elle ne sait pas que c'était mon crush et apparemment c'est devenu son crush à elle en 2013. La vie, le weird.

5 avril 2013

"Les moches ne sont pas en couple, ils font équipe"

Aujourd'hui il pleuvait, neigeait, faisait froid et j'ai bravé les élément et dépensé 5€75 pour acheter Glamour (ma contribution annuelle au magazine alors que je ferais mieux de donner 1€80 à un sdf) et le nouveau magazine Bisou, sur lequel tout le monde a vomi en voyant la couverture, moi la première.



"Un bimestriel pop, frais et décomplexé, qui propose un nouveau modèle misant avant tout sur une personnalité originale."

Oh bitch please...

Ca partait donc très très mal puisque ce magazine réunissait sur deux lignes de présentation et une couverture tous les clichés possibles et tout ce que je détestais.
Ecrire un article sur les hipsters en 2013 ? C'est vrai que ça ne s'est jamais fait avant. Norman fait des vidéos ? C'est vrai qu'on le découvre à peine. Un dessin de Margaux Motin ? tellement edgy. Sans compter l'abus du mot pop que tout le monde utilise pour faire cool parce qu'on est cool et frais tsé. Enfin bref, toute cette débauche de rose fluo aurait été bienvenue en 2010/11, et encore, mais pas en avril 2013, brûlez moi tout ça.

Au nom de la science et du langue de putage, j'ai donc acheté le magazine, je l'ai ouvert, feuilleté, prête à lâcher les chiens et à me moquer tout le week-end.

Et puis il y avait un test un peu drôle sur les One Direction pour savoir lequel on allait épouser (Harry pour ma part, je n'avais aucune bonne réponse pour finir avec Zayn, la déception), des pages mode avec des fringues abordables (un pull flamant rose chez H&M assez canon) et une fiche cuisine pour faire des crêpes (et une fiche sur le canard, Kim Jung Un et les baskets à talon).

J'étais prise au dépourvu.

Ensuite je me suis dit que j'allais sûrement pouvoir enfoncer l'infâme journaleux parigot qui avait trouvé subtil d'écrire un article sur les hipsters en 2013 et que c'était sûrement du gros caca comme dans Glamour, ahahahah (rire diabolique).
Sauf que ledit mec a parlé de Norman Mailer, que personne ne connait Norman Mailer à part les profs de littérature de la fac qui sont les seuls à comprendre quelque chose à the White Negro (moi même j'ai souffert et j'ai abandonné quand j'ai compris que Norman Mailer écrivait sous l'emprise de la drogue).
L'article est bien, pas aussi génial que ce que j'ai lu dans le New York Times ou le parfait dossier de Courrier International. Mais c'est bien, c'est documenté (j'ai lu les mêmes sources qui ont servi pour l'article), ça se veut pas pseudo cool/drôle/mauvais jeu de mots. J'ai ensuite googlé l'auteur, Josselin Bordat bosse pour Arte dans Personne ne bouge, bien sûr je le followais déjà sur Twitter. Les gens Arte related >>> les autres. 

Le magazine est en deux parties. La première sur 50 pages est un mag classique, rigolo même si l'abus de jaune et de rose fluo peut provoquer des crises d'épilepsie. On sent la grosse influence du magazine 20ans.

Les articles sont sympa, pas aussi pénibles que ce que je craignais, c'est plein de petites phrases rigolotes partout, j'ai accroché. Même si j'en ai rien à carrer de Booba, ni du poster de Booba qui fait aussi poster de chat moche au verso, ni de Norman qui fait des vidéos et que je suis restée sceptiques sur le photoshoot mode.

Mais surtout, SURTOUT, il n'y a presque pas de publicité ! rep a sa Glamour !
Je n'achète plus de magazine parce que les articles sont nazes, les produits proposés sont hors de prix et il y a autant de pages de pub que de pages de magazine. Et aujourd'hui les meilleurs articles sont sur les internets, c'est gratuit, autant donner 2€ à un sdf. En plus on peut se délecter des potins de bogueuses mode, alors qu'on connait aucun potin de journaliste beautay. Le tout en un.

Cependant, un gros point noir demeure, la partie BD.
Les trente dernières pages sont des planches de dessinateurs issus des internets (je crois), de la bd "girly" (ugh, kill me) et de la moins girly, mais globalement du 100% pas drôle.
Margaux Motin, Pacco, Diglee (beaucoup) (trop) et des inconnus.
Je dessine assez mal, j'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui savent dessiner et qui en font leur métier. Mais je suis aussi pour la division du travail et pour que les gens qui savent dessiner s'associent avec des gens qui savent écrire des blagues drôles. On ne peut pas tout avoir dans la vie et j'ai l'impression que les blogueuse bd ou les illustratrices un peu famous pensent que le talent d'écriture vient naturellement avec le talent de dessinateur. Hum, I think not. 
Enfin ça m'a permis de découvrir de nouvelles blogueuses bd encore plus consternantes que Diglee

Roxy Lapassade


 et l'histoire d'un éléphant violet qui a la trompe coupée, trompe utilisée par un lapin comme pénis de substitution (I KNOW RIGHT !). C'est fort dommage car j'ai l'impression que les 30 pages bd font partie intégrante du concept du magazine.

Cependant, j'achèterai certainement le prochain numéro parce que ça part plutôt bien.

Meanwhile dans Glamour, un témoignage saisissant "J'ai découvert que mon mec portait une perruque" et qu'en plus c'était un vrai psychopathe.



 Spoiler: à la fin, elle le quitte et j'aurais mieux fait de donner 1€80 à un sdf.

23 mars 2013

I'm done

CE GIF !



Quatre jours plus tard, 7h+6h+6h+6h qui furent d'avantage 7h+ 5h+ 3h40 (la linguistique, cette vieille pute borgne) + 4h30. Une dissert un peu meh, un commentaire très nul, de la linguistique assez bâclée pour être à l'heure à la séance de 14h et voir the Place Beyond the Pines et deux textes de trad pas dégueu, un thème assez facile et une version où j'ai fait des fautes d'orthographe.

J'ai voulu faire la maligne sur les deux premières phrases de version assez obscures et pleines de vocabulaire inconnu. L'histoire d'un mec qui arrive à Belfast en bateau, il pleut et il chouine parce qu'il est tout émotionné d'arriver à Belfast (dude ! get your shit together !). Après il fait un scrapbook avec des tickets de bus, ce mec avait vraiment l'air chiant à mourir, il devait sûrement faire une dépression dans le reste du roman. Et voyant que le bateau arrivait dans le port d'Amsterdam et qu'il y avait une histoire de dockers et de cordes, j'ai brillamment déduit qu'il y avait des bittes d'amarrage dans l'histoire. Mais j'ai écrit bite d'amarrage parce que c'était quand même beaucoup plus drôle et que je ne savais pas qu'il y avait deux t quand c'était pas a dick in a box. And voilà. 

Et donc au milieu de tout ça je suis allée voir le dernier film de Ryan Gosling. C'était pas mal, disons pas mal ++.

dans la vraie vie ce bébé s'appelle Anthony Pizza. Il n'aura pas une vie facile tous les jours.


Le film est assez long, il dure 2h20 et je ne le savais pas avant de le voir. J'ai cru décéder dans la dernière demi heure, assez inutile et pleine de poncifs sur la famille et de twists qu'on voit arriver de tellement loin qu'on se dit nooooon, et en fait si.
Ryan Gosling est pipou, bébé Pizza est pipou, Eva Mendes n'a pas de soutif au début et ses tétons pourraient être nommés dans la catégorie meilleur second rôle, Bradley Copper est bien, Ray Liotta est très bien. C'est un film à voir mais que je n'aurais sûrement pas vu sans l'argument Gosling, c'est pas non plus le film le film de l'année. Mais ça fera de bons gifs sur Tumblr, j'attends qu'il sorte dans le reste du monde (car la France est une super VIP sur ce coup, avant tout le monde bitches !).


Voilà, maintenant je vais pouvoir dormir sans avoir peur d'oublier de me réveiller, je vais pouvoir ne rien faire pendant deux jours sans culpabiliser, je vais pouvoir lire des romans par plaisir, je vais pouvoir dire adieu à la littérature, à la linguistique et à la phonétiques. Goodbye guys, we are never ever getting back together, like ever !


15 mars 2013

La connasse cosmique

Vendredi prochain, à 16h, ou avant, j'en aurais terminé avec les écrits d'Agreg et je pourrai dormir pendant deux jours non stop. Et partir en week-end loin. Et travailler les oraux de Capes parce que j'ai hâte de m'y mettre et de réviser des trucs que je comprends.

La fille ultra navrante de ma classe a également réalisé que nous serions bientôt délivrés et elle s'est tout naturellement proposée pour faire une soirée chez elle vendredi prochain.

Ma première réaction fut : "aaargh, plutôt écrire trois dissertations de littérature que d'aller chez elle".

Ma deuxième réaction fut : "n'exagérons rien, c'est peut-être l'occasion d'observer cette fille navrante dans son milieu naturel, telle une ethnologue de la connerie humaine, et de mieux comprendre pourquoi elle trouve que Mickaël Youn est drôle".

Mais après deux minutes de réflexion, j'ai réalisé que je n'aurais personne avec qui débriefer durant cette soirée et que ça me mènerait directement à la case suicide. Je serais obligée de subir les blagues du Roumain qui ne me font plus rire du tout, qu'il essaierait peut-être de me faire boire parce que sur un malentendu ça peut marcher, et qu'en plus il y aurait d'autres amis de cette fille ultra navrante. Je sais depuis que je l'ai ajoutée sur facebook, que ses amis sont tous les gens que je détestais du master enseignement, therefore plutôt mourir que d'y aller.

Tout aurait pu s'arrêter là et j'aurais repris une activité normale si cette connasse n'avait pas ajouté cette phrase en post scriptum de son mail :

"je vous serai très reconnaissante de ne pas gaffer devant [la vieille], je n'ai pas oublié de l'ajouter à la liste de destinataires si vous voyez ce que je veux dire".

PARDON ?

J'admets totalement être une vieille langue de pute super master radio potin. J'admets totalement être une snob judgemental et casser du sucre sur le dos de Miss Grosnichons et j'ai moi-même essayé de l'évincer discrètement de certaines soirées (comme elle n'était jamais libre, no problemo). Mais je l'invitais par principe parce que ça ne sert à rien de se brouiller pour des détails. Mais là, les bras m'en tombent. Zéro diplomatie, zéro subtilité, madame a décidé que tout ne le monde ne méritait pas de venir dans son auguste demeure, no mercy, on blackliste.

J'ai l'impression d'être en 5e, nan c'est pas ma copine, on l'invite pas, on lui dit rien, hihihi.

Si je m'écoutais, je ferais une "gaffe", histoire de mettre une jolie ambiance de guerre froide pour finir l'année. Mais bon, je suis pas comme ça. Heureusement pour elle que je ne parle à personne dans cette classe de merde.


11 mars 2013

J-7

Il a plu toute la journée, sans interruption.

J'ai repris les pauses goûter clopes quasi quotidiennes sur le balcon, ce qui ne m'était pas arrivé depuis 2011 et mes grandes méditations entre deux pages de mon mémoire.

Oui, je sais, l'hygiène de vie, toussa. On verra quand il fera beau.

J'ai examiné attentivement le plafond de ma chambre entre chaque fiche de civi britannique.

Ma chambre est étonnamment bien rangée.

Cette playlist est vraiment bien.



Il y a une part 2 et une part 3 avec Don Drapper.

Je crois qu'il a arrêté de pleuvoir.